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 Le Rideau Tombe [ sen ]

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MessageSujet: Le Rideau Tombe [ sen ]   Sam 5 Sep - 21:55

Who Can Tell Me The True ?


    Un saut... Un vol, être libre le temps d'une chute contrôlé dans ses moindres détails. Prendre appuie, taquiner la gravité, lui donner envie de vous prendre, et repartir... Pour un simple instant, pure adrénaline mêlé d'endorphine... Repartir vers le sol, se laisser envoûter par la rassurante sensation d'enfin tout avoir sous son contrôle, d'une agressivité rare, blessé l'asphalte, entaillé sa croute, écraser sa chaire... Pour ensuite réchapper de cette vie qui lasse, celle d'être à terre, celle d'être en possession du pouvoir absolue... Se laisser envahir par une peur bien particulière, qui sert le ventre, broie la cage thoracique, fait enfin battre le cœur d'une force telle qu'elle confirme une vérité tellement controversé, celle d'être en vie. Atterrissant. Poser pied à terre, pour une seule personne, pour une seule vérité, celle de l'aimer.

    Je ne suis pas meilleur que les autres. Je suis même pire qu'eux. Tout ces êtres, foulant simplement le macadam, à la recherche d'une vie que l'on leur imposent, même si ils ne le savent pas. Je suis odieux, je suis horrible, ignoble... Je suis tout ce qui peux être mauvais, je suis la pire des choses, le pire des hommes, si je puis encore me nommer ainsi... je ne mérite pas de vivre, ou plutôt, ne méritait pas, et je le pensais... Mais je n'arrivais pas à mourir... Malgré les blessures, les combats... Alors, c'est la mort que je donnais, je m'étais fais messager pour un être si doux envers moi, et à la fois si brutal envers mes souhaits... Elle ne souhaitais pas que je disparaisse, mais ne voulais pas non plus exhausser mon vœu le plus cher... En finir de ses tortures, en finir de cette vie, que l'on me laisse enfin tranquille, même si je savais que c'était l'enfer et non le paradis qui m'attendais... Même les flammes ardentes de ce lieux me paraissaient bien douces face à cette brûle, amer, qui parcourait tout mon corps, et qui continue de le traverser... Même si maintenant celle-ci me paraît bien plus supportable. Pourquoi ? Elle. Il n'y a qu'un mot, qu'un nom, qu'une personne. Depuis toujours et à jamais, elle fût faite pour moi, elle fût faites pour me sauver de mon purgatoire terrestre... Mon amour, ma vie, mon sang, mon oxygène... Le plus précieux des trésors, les joyeux de la couronne en quelque sorte... Ayame Kira... Vous ne le savez surement pas ma chère, mais ma vie vous à appartenu dès le moment ou mes yeux sanglants se sont posés sur vous... Vous ne vous en rendez peut-être pas compte, mais je ne survis chaque matin, chaque jours, à chaque minutes, que grâce à votre présence, votre parfum, votre tendresse... Si vous n'étiez pas là, je me perdrais.

    Il était maintenant temps. De changer. D'enfin faire éclater ma carapace. Enfin, cette sorte de nuit dans laquelle je me drape. Illusion d'un homme incapable de s'accepter. Fou ? Je le suis, je l'étais, mais je ne suis plus le même, plus maintenant. Ma folie n'est plus que fumée... Enfin, si, je suis fou de toi. Allons donc vers l'avenir... Un dernier pour la route ? Je dois tirer un traits. Et tandis que les os craquent, que les tendons rompent, que le sang gicle et que la vie le quitte, un rire abominable s'élèvent. Pour la dernière fois. Enfin, peut-être...

    Je l'attends. L'instrument du changement, celle qui s'enlace dans le destin pour me transformer. Cette fille, ce petit bout qui pourtant, fera tout ce que les autres n'aurait pu faire. Qui me dis que c'est la plus compétente ? Personne, je le sais, peu-être ne l'est-elle pas pour les autres, mais elle l'est pour moi, j'ai sentis ce que je ne ressentais pour personne lorsque mon regards rubis se posa sur elle... Compassion, étrange sensation oublié depuis tellement longtemps... Je n'aurais jamais voulu lui faire de mal, je ne sais pas pourquoi. Attendrissante, elle était celle qui fallait...

    C'était si étrange de se retrouver ici. Dans ses larges rues peuplés de débutant, ce que j'étais il y'a quelques temps. J'avais comme l'impression étrange que pour pouvoir évoluer, j'allais devoir revenir à la source. Bien que je sache que je ne pouvais pas le faire, il y avait tellement de travail, celui qui ce risquerait à cette entreprise finirait fou ou suicidé. Moi même ne supportant même pas mes actes et mon passé, qui d'autre le pourrait ? Une cigarette, un rond rougeoyant s'allumant dans la nuit...


Dans la nuit, ce n'est que fumée de cigarette
Pars au vent, âcre, la haine qui me transporte.
Et fais de moi ce que je ne suis pas.
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Sen
Robert


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MessageSujet: Re: Le Rideau Tombe [ sen ]   Dim 6 Sep - 10:44

Je te prendrais dans mes bras.

Je crois que c’était ça. L’envie irrépressible d’aller de l’avant, et de me relever, coute que coute, pour tendre mon bras à un autre. Un autre qui, comme moi, aurait peint son visage d’une déception amère. Ou d’une envie folle de liberté. D’envole. Nous n’étions que des oiseaux, perdus dans la marée bleue d’un ciel sans étoiles. Là, posés sur des toits à regarder la lune. A rêve. Innocents, parfois sanglants et carnassiers. Semblables, éloignés, hétéroclites et pourtant rapprochés. Je me savais dotée d’un don. Quelque chose qui serait capable d’aider un égaré à reprendre le bon chemin. Quelque chose qui serait, plus que n’importe quoi, l’outil approprié à une renaissance. Je ne marchais plus la tête baissée et les épaules creuses, marquée par des révélations brutales ayant déchiré mon être. J’étais entière. Prête à combattre par la défense. A montrer aux monstres d’une nuit sans fin, le bassin des horreurs où ils seraient condamnés à crouler sous la douleur. Sans oublier de rester fun, fraish, et jeune. Enfin…Ouai, quoi.

Il était grand. Ou peut-être pas tant que ça. Je ne m’attardais jamais sur le physique des autres, plus occupée à tendre l’oreille à leur mélodie. Une fâcheuse tendance…M’ayant value quelques étreintes avec un poteau en fer, ci et là dans la rue. Oh non. Paaaas de blessures bien graves, ne vous en faites pas. Et puis, un bleu ou deux…N’ajoutaient à ma tenue du jour qu’un peu plus de couleurs, n’est ce pas ? C’était du moins une façon dédramatisante d’envisager les choses. Et j’avoue que le tempérament qu’on me connaissait était de loin celui d’une hystérique souriante. Je gardais pour moi les instants de mélancolie profonde et de chagrin où, un peu plus perdue qu’à mon habitude, je cherchais mon chemin sans vraiment le trouver. Je passais devant des stormriders sans les voir. Peut-être qu’eux, du haut de leur ailes tremblantes, s’arrêtaient pour contempler mes étranges Air-Trecks. Ces baskets customisées dont le moteur laissait s’échapper une épaisse fumée rose. Nous étions peu à connaitre l’existence des Tuners. Ceux qui en étaient, et quelques prodigieux aigles ; élancé dans le vide de la nuit, capables d’aller au-delà du possible.

J’étais sincèrement persuadée que Ryû Tsukaku était des leurs. Spécial, différent. Juste doué. Frisson. La nappe bleu encre qui recouvrait le ciel rendait à l’atmosphère des allures glaciales. J’avais froid. La vitesse à laquelle je m’échappais de mon quartier n’aidait en rien ma besogne. Mais par soucis d’honnêteté, il valait mieux dire que je m’en foutais. J’avais mieux à faire. Mon état, bientôt, ne serais plus rien d’important. Seul lui compterait…Il serait le premier. Le premier à qui je daignerais faire profiter mes mains. Le premier pour qui j’écouterais des heures une symphonie grinçante. Le premier qui, demain à l’aube, aurait deux Air-Trecks provenu de mon don. A Moi. Je devenais vite orgueilleuse, ces temps-ci. C’était un besoin, un antidepresseur pour ne pas m’écrouler devant l’absence de bien évidente à ma personne. Je n’étais qu’un point noir. Il me l’avait fait comprendre en me parlant de son amitié avec Sora Takeushi. Kilik. Pas une seule rencontre sans qu’elle change ma vie. Etait-ce ça ? Un Roi ? Quelqu’un au dessus de tout ? A tel point que moi, Tuner, évidente servante, je me retrouvais pliée en quatre à chacun de ses mots ? Je grimaçais. Il fallait que j’arrête d’y penser. C’était un autre qui avait besoin de moi. Lui n’aurait certainement jamais l’idée de venir me demander un quelconque service. Et je ne le comprenais que trop bien.

Fumée. Une âcre représentation de l’âme humaine, qui, doucement, se consume. Quelques secondes avant que ce mirage s’évapore et laisse place au néant. Juste avant qu’une odeur de cigarette grillée emplisse nos narines et nous donne la gerbe. Il est là. Posé devant moi.


    « Ryû Tsukaku. »

J’esquisse un sourire. Oui, c’est bien ça. C’est bien lui. Exactement comme j’attendais qu’il se montre. Détendu, neutre, et fumeur. J’avais maintes raisons de haïr le tabac et ses fideles. Pourtant, devant le geste simple et agréable de sa main pâle menant le mégot à sa bouche, je n’arrivais pas à lui en vouloir. Ce bout d’herbe réchauffé était un morceau de lui. Il fallait qu’il fume, pour que je comprenne où chercher les méandres de ses plumes. Parfait.


    « Inutile de me présenter, hein ? On a deux solutions. Soit on va chez-moi, et y’a de grand risques que tu ai la nausée en voyant mes couleurs préférée te sauter à la gueule –et tu risques de tomber dans les vappes assez vite. Soit on va dans une usine désaffectée. C’est un endroit bien plus approprié au tunage que n’importe quel autre endroit. Parce qu’une usine est confectionnée d’une telle manière que n’importe quel bruit y résonne. Ca donnera plus d’ampleur à…Bref. Le seul souci à ce type de local pour te donner une nouvelle vie, c’est qu’au moins mouvement de ta part, tu m’ajouteras une difficulté de plus. »

Boarf. Les détails techniques…Bordel que c’était chiant. Il faudrait ensuite voir quelles matières trouvaient préférence à ses yeux. Non. Il faudrait surtout savoir ce qu’il attendait en premier lieu de son nouveau pass pour le paradis. De la solidité, c’était commun à tout rider un tant soit peu logique. Mais après ? Vitesse ? Si le plus important me serait appris par son corps et sa résonnance, il me fallait un premier avis. J’aviserais ensuite.


    « Des réclamations spéciales, au fait ? »

Je le regardais, un unique sourire flottant allègrement sur mon visage.
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MessageSujet: Re: Le Rideau Tombe [ sen ]   Dim 6 Sep - 14:17

Hiden Behind Monstrous Smile

    Surprise. La vie est faite ainsi. Un jour, l'on meurt, le lendemain, on renait. Tout est une question de chance, d'opportunité, de rencontre. Qui peut blâmer ceux qui ne croient plus ? Qui peu blâmer ceux qui se débattent pour rester en vie ? Tout du moins, en leurs cœur. Car vivre n'est rien, car mourir est observable, il n'y a qu'être en accords avec sois même qui compte, poursuivre son rêve, jusqu'au bout, sans faiblir. On ne peut se prétendre vivant si l'on ne fais que suivre la vie tout tracée que l'on nous a montré, on ne peut prétendre à un quelconque droit sur une vie si la sienne n'est que pâle copie de son voisin. Pourquoi vouloir leurs ressembler ? Pourquoi toujours vouloir désirer ce que celui qui est à côté de nous ? Est-ce la nature humaine ? Si c'est cela, je me parerais d'un ignoble sourire, je deviendrais une ignominie, je me changerais en bête, tout cela pour ne plus être apparenté à ceux-ci... Je deviendrais le mal pour ne plus en souffrir, je deviendrais le pire pour ne plus le rencontrer... Tout cela, je le deviendrais, sans toi et ton sourire, sans toi et tes caresses, sans le cœur que tu me donna... Je ne suis maintenant qu'un être étrange... Semblant d'humain au fond horrible, cœur d'amant et chaire de monstre. Mélange étrange, acide, amer, âcre et parfois mentholé.

    La fumée s'élève doucement dans la nuit... Elle cache quelques instants les étoiles à peine visible du centre de Tokyo... J'attends une petite fille, petit bout d'humain pourtant si utile à ma survie. Il est étrange de savoir que l'on seras sauvé par cette personne semblant si faible, apparence trompeuse. C'est étrange de savoir que de si petites mains seraient bientôt à l'œuvre pour construire des objets destiné à la destruction, à la mort massive, au messager, à la faux ensanglantée, couverte de ce liquide vitale séché. Ma cigarette atterrit dans le caniveau lorsque Sen viens à mon encontre... Elle m'arrive au niveau du ventre, ou plutôt, du bas du sternum... Si petite chose, fragile, que je pourrais casser, broyer, d'un seul mouvement de mains. Je ne le veux pas. Attendrissante tuneuse, elle me donne un arrière goût presque amère pour une personne de ma trempe... Compassion. Chose que je n'ai jamais eu.

    Elle me parle. J'écoute attentivement. Je n'ai pas d'avis particulier. Je suivrais, je me le suis promis. Je resterais moi même lors de l'opération, mais je ne ferais pas de difficulté avant.

      « Des réclamations spéciales, au fait ? »

    Je la regarde. Nait presque un sourire sincère sur mon visage. Presque. Ma voix grave et gutturale s'élève, voix brisé par les années de tabagisme. Je plie légèrement les genoux, mon visage maintenant à sa hauteur.

     « Oui. » Ma main se pose sur sa joue ronde et rebondie... «Fais simplement comme tu le sens... Tu as toutes ma confiance, je sais que tu es la seule à pouvoir le faire. »

    Mais il en faudrait pas se laisser attendrir. Il y avait du pain sur la planche, comme on dit.
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Sen
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MessageSujet: Re: Le Rideau Tombe [ sen ]   Mer 9 Sep - 20:45

    Aquatiquenautilus & pieuvretechnologique
    Plonge dans un océan de rêve avec moi.


    Ah. Un contact presque trop doux. Je m’étais imaginée, par pure bêtise, que sa peau aurait la texture rugueuse, semblable à celle d’une voix éraillée par des années de cigarette. C’est quelque chose de complexe, l’apriori. Vous vous engagez toujours à ne pas en avoir, mais, traitresse, votre raison cercle vos principes et vous vous retrouvez meublé de clichés. Comme une boite vide, ou une adolescente stupide. On se sent souvent misérable. On regrette de ne pas pouvoir être moins prévisible, moins normale, moins tout. On souhaite qu’un jour, cette vaine existence qu’est la notre, se transforme peu à peu en victoire. Parce qu’on à depuis longtemps oublié que le bonheur, et ce à quoi inspire l’être humain, n’a été façonné que pour nous rendre malheureux. Nous sommes maso. Vêtus d’un cuir invisible et menotté à des chaines sentimentales.
    Sauf que moi. Je me sent bien.

      Inutile de me demander une telle chose. Je sais. Ce n’est pas que je lit en toi comme un livre ouvert, j’ai déjà bien trop de peine à apercevoir le bout de cette longue route. Primitive et déterminée. Je me suis engagée à te forger ce que nul ne forgera jamais. Et c’est pour ça, qu’avant même de me retrouver face à ta bouche longue et fine, j’ai bâillonné mes doutes et enfoui ma colère. Pour être moi-même.

    Je lui prends la main. N’importe qui nous croiserait sans penser une seconde aux fils démentiels de l’amour. Notre façon de marcher ensembles n’a rien de passionnelle. Elle avoue une complicité temporaire, forgée par des matériaux inanimés ; un reflet de ce qui arrivera bientôt. Mon cœur bat, lentement. Il s’active parfois, se souvenant qu’il n’a pas beaucoup de temps. Que chaque seconde perdue ne se rattrapera jamais. Où irions-nous puiser le temps ? Il n’y a pas de sablier magique, en ce bas-monde. Ce que nous laissons derrière nous y demeurera pour l’éternité ; et se fourvoyer dans des mensonges n’y changera rien. C’est aussi la preuve que j’ai grandis. Mon optimisme fait ma plus grande force, mais je sens que l’enfer d’une vie réelle coule lentement jusqu’à mes organes vitaux. Je saurais bientôt qu’il ne suffit plus de se cacher sous des hurlements enthousiastes. Je serais bien obligée, un jour, de me lancer honnêtement dans ce que je désire. Afin de ne plus jamais oublier qu’avant d’être une enfant, je deviendrais une femme.

    L’air flotte, comme un demi million de particules invisibles. Elles sont là. Uniques, multiples, indispensables ; ne demandant jamais compensation pour le refuge qu’elles nous fournissent. Ces atomes ; ces ions ; cet oxygène ; cet arbre, là. Et nous, souillés par la pensée, continuons à implorer des récompenses. Pour un geste anodin, celui d’avoir réussit son contrôle de maths ; Pour un effort physique, ou une main tendue. Quoiqu’on dise, quoiqu’on face, nos yeux apprécieront toujours ces sourires sincères, reflétant la reconnaissance qu’on nous voue. Peut-être qu’au fond, je ne suis qu’une unique petite pétasse colorée. Que ce que je m’efforce de dire ne s’applique qu’à moi. On s’en fout. Surfer, courir, voler, hurler, chanter. Vivre à cent à l’heure, une bouteille interdite dans une main, quelques clous dans l’autre, et une sucette sur la langue. Ca. C’est le pied.

    C’est une longue bâtisse, dont les reflets irisés d’un noir corbeau évoquent les parois d’une grotte. Perdue dans la jungle de la ville. La porte est close, je sors une clé. Comment ? Je repense à ce pauvre ouvrier qui ne retrouvera jamais son trousseau, et je mordille nerveusement ma lèvre. J’ai beau être une salope, je crois que je me souviens encore de la culpabilité. Finalement, je suis humaine. C’est ça. Je n’ai rien fait d’autre qu’être humaine, jusqu’à maintenant ; Je n’ai plus à m’en faire. J’aspire ma salive silencieusement, il ne peut pas l’entendre. Il ne doit pas. Que dirait-il si, brusquement, je lui avouais être stressée et démunie ? Impuissante ? Un garçon doit ressentir la même angoisse quand la plus belle fille du monde lui propose de coucher. Et qu’il commence à saliver avant de se demander si oui ou merde, il va mettre la machine en route correctement. Précisons qu’il doit sûrement être puceau. Ou alors qu’une panne sèche lui est déjà tombée sur la gorge. Considérez moi comme une pauvre petite pucelle conne fan d’éléctro et de J-POP, vous avez ma situation.

    Mes chaussures frottent le sol taché d’huile et d’essence. De nombreuses cages de fer reposent, mortes. La rouge, plus grande, plus haute. Quelques pas tout au plus nous séparent du Nirvana. J’agrippe sa main plus fort, et mon pas se presse. Je crois que dans ma folie d’angoissée, j’ai un peu hâte. Mes yeux rougissent, signe qu’ils manquent de pleurer sans y parvenir. J’ai atrocement mal ; Une brulure qui aurait put être évitée si j’avais été moins lâche ; moins peureuse ; moins moi. Mais Sen reste Sen. Alors fermons notre clapet, buvons de l’Orangina, et mettons la musique à fond. Je monte trois marches en acier qui nous sépare de l’entrée de ce bloc de fortune.

      Ma main blanche agrippe les deux portes et tandis que sur le vérificateur ADN j’appose ma main, remerciant les cieux de m’avoir donné une grand-mère riche, la porte du Paradis s’entrouvre.

    Une énorme chaine stéréo, reliée à une poche à oxygène –il ne comprendrait pas- et à une multitude de capteurs fixés sur un siège reposent, fideles au premier jour. Merci Itoki d’avoir été aussi féru de tuning. Ton talent et ton don auront été mes plus grands alliés dans cette bataille de fou perdu. J’inspire et sourit, parfaite incarnation de la crème fouettée amoureuse. Ben, quoi ? Lux, ordonne une voix dans ma tête, et j’appui sur l’interrupteur. Des ampoules d’un rose pale et d’un verre chewing gum illuminent la pièce. J’ai besoin de tous ces détails, pour donner le meilleur de moi-même. Diverses pièces sont enchevêtrées un peu partout, amoncellement de monts et merveilles. Rien qu’à moi, et bientôt pour lui.


      « C’est quoi ta chanson préférée ? »
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MessageSujet: Re: Le Rideau Tombe [ sen ]   Mer 9 Sep - 21:55

Little Girl Little Girl, don't close your eyes

    Angoisse. Vie passé remontant tel un vomissement acide, douloureux. Angoisse. Elle prends aux tripes, elle prends au cœur, transforme, salis, gâche tout. Et l'on se pose alors la question fatidique, et souvent rhétorique. Pourquoi avoir peur ? Pourquoi l'angoisse se manifeste-elle à présent ? L'homme est idiot. Les changements le terrorise, les nouveautés, le tétanise... La surprise est sans doute l'un des moteurs les plus efficaces de ce sentiment si vaste... Si l'on y réfléchit bien, avoir peur, n'est-ce qu'être anéantit ? Est-ce vraiment de ne plus avoir aucune volonté, de ne plus rien vouloir a pars la délivrance ? Lorsque l'on ne pense pas avoir de crainte en soi, l'on est souvent paralysé par l'angoisse nouvelle qui se développe en nous, qui nous prends les tripes, qui paralyse notre cœur... Quelques poignées de secondes, grains de sables dans le désert, paraissant interminables. C'était comme si tout c'était arrêté autours de moi, que je n'appartenais plus à cette espace, ni sous les contraires de ce temps... Je sentais toujours le vent frais de Tokyo caresser la moitié de mon visage qui n'est pas caché sous un masque blanc. Couleur ne me correspondant pas, couleur qui m'eut un jours appartenu... Noir, mon cœur, noire, mon âme, noir, mes pensée... partout ou je posais le yeux, tout n'était que succession de noir et de rouge. Sang et ombre, feu et nuit. Comme une réminiscence, un bout de mon passé me reviens en tête... Mes poings se crispent, mes lèvres se ferment en une expression figée, ma lèvre cède et saigne...

    Ce n'est plus un vent qui caresse mon corps. Mais une odeur de renfermé. Une odeur de mort, comme un cadavre en putréfactions depuis quelques jours... Mes yeux son fermé, mon cœur bat trop fort, j'ai l'impression qu'une immense cacophonie sort de mon corps... Mes sens reviennent un par un... Le toucher ensuite... Je sens quelques choses de chaud et de gluant, quelques chose qui me paraissait désagréable... Je ne savais pas ce que c'était... L'ouïe. Ce fut ce qui me choqua le plus... L'absence de son, comme le calme après la tempête. Trop calme... ma respiration se fit saccadé... J'avais l'impression que tout mon corps s'efforçait de crier, de s'époumoner, de rejeter une choses dont je ne savais pas la nature, dont j'ignorais tout. Et plus j'essayais de le deviner, plus une sorte de brume acre se déposait sur mon esprit, m'embrouillait les sens... Enfin, surtout ceux de mon esprit. J'essayais de bouger... Soudains, mes yeux s'ouvrirent. Il faisait noir, un noir d'encre dont mes yeux peinaient à s'habituer. Puis, mes pupilles se dilatèrent, et je puis voir... Voir que ce n'était pas de l'eau, voir que ce goût amer n'était pas un arrière goût, voir que je baignais dans l'hémoglobine, le sang, mes mains tâché, ma bouches recouverte...

    If I Was A Cannibal, A Vampire ? »


    Quelques gouttes finissent leurs courses dans ma bouche. Pulsions. Que je fais taire. Efforts, s'il fallait, je m'entraverais de ses chaînes. Pour elle, pour moi, pour mon passé. Je devais retrouver un certains équilibre, être l'homme de jour, le spectre de nuit. L'humain diurne et le monstre nocturne. Je me dégoute souvent. Je me hais. Je hais ce qui est en moi. Ce qui me poussa a faire ça ce jours là. Je me déteste, je ne suis pas digne d'être aimé, protégé, choyé, je ne mérite pas que l'on s'occupe de moi, que l'on s'inquiète pour moi. Je devrais n'être qu'une ombre silencieux, solitaire, un cadavre animé d'une violence intense, d'une rage bouillonnante, tellement intense qu'elle me brûlerais de l'intérieur, quelle serait mon poison, mon purgatoire, pour expier mes crimes... Lesquels ? Être ce que je suis ? Oui.

    Ma chanson préféré ? Je ne ne sais pas. Enfin, je ne pensais pas à ce genre de choses avant. J'étais primaires, abrutis par l'envie de ce liquide cristallin, ce nectar humain... Mais les actes valent mieux qu'un long discour. Car cette chanson qui avait bercé mon enfance était toujours présente en mon esprit. Je pris le PDA qui traînait dans ma poche arrière et rechercha la chanson sur internet...


    MusicPlaylist
    Music Playlist at MixPod.com



    La musique s'écoule lentement. Elle se répercute contre les parois du hangar. Elle coule, douce, dans mes oreilles. Je sens mon corps être envahis de douceur... Chaque cellules enfin se mouvoir pour me soulever. Magie de la musique. Mais ne fait-elle qu'adoucir les mœurs ? Le rythme change, il est saccadé, je sens ma respiration le suivre, comme ce jour là... Mes pensées s'amenuiser rapidement, mon corps esquisser des mouvements rapides, je me sens mal, je me revois, je revois mes mains, plongeant dans ce liquide, le portant a ma bouche, l'aspirant... Je revois mon sourire maléfique, malveillant... Je me revois... Je me hais... Je souhaite mourir... Puis la musique redevint peu à peu douce... Le sentiment s'évanouit.

    J'ouvre les yeux. Lentement. Supplice. Je ne voulais pas me souvenirs. Je ne voulais pas savoir l'horrible vérité se cachant au fonds de moi. J'avais tuer ma mère, j'avais bu son sang. Folie. Je pense à cette tâche rousse au fond de mon cœur. Je tourne brusquement la tête vers sens. Je me revois en elle, la bouche barbouillé de sang. Je ferme rapidement les yeux et lorsque que je repose mon regard sur elle, l'illusion disparu. Ma voix cassé réponds d'un faible.

     « Elle. »


Crier, pleurer ?
Je me tais.
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MessageSujet: Re: Le Rideau Tombe [ sen ]   Mer 4 Nov - 12:46

Sen.


Il y a de nombreuses qualités au changement. Le renouvellement de quelque chose apporte souvent son lot de bénéfice. On peut même parler d'un fait qui, sous tous les tableaux, fait gagner quelque chose. Changer reviendrait à évoluer. Pour certains. Pour d'autre encore, il inspirerait une séparation. Quelque chose qui nous pousse en avant et coupe les liens habituels que l'on a avec notre quotidien. Il aide à prendre un nouveau départ...Et se qualifie souvent d'indispensable. C'était ce qu'elle avait crut, et ce qui l'avait poussée à se rendre utile. La seconde raison à la bêtise qu'elle réalisait avoir manqué de commettre était la sympathie que Ryû Tsukaku lui avait prodiguée. C'était sûrement l'être humain le plus maléfique de la terre, une sorte de suppôt de Satan à la puissance supérieure, sûrement le l'homme le plus proche d'être considéré comme une pourriture irrattrapable, bonne à tuer. Mais cet air défait...Ce semblant de défensive, muré sous l'agressivité d'un tueur qui terre ses sentiments sous d'épaisses couches d'encre noire. Ces yeux, trempés d'hémoglobine et gorgés d'amertume...Un mystère que la vie à achevé de mettre au monde. Elle y avait crut.

    Pour se briser ensuite.

Ce n'était pas dramatique. Elle l'avait juste sentit au moment où, prête à tendre ses mains, son corps avait refusé. De commettre ce crime ? Aider un malade à s'élever vers les cieux ? Promettre à un aigle, un corbeau de malheur et de dépravation, des jours meilleurs ? Soigner, peut-être un peu, peut-être trop peu, un cœur qui s'est battu pour cesser de perdre ? Non. Elle n'était juste pas destinée à ce rider. Juste trop reliée à un autre ; qu'elle découvrirait bien un jour. C'était une conviction qui avait murit au creux de ses reins. Peu à peu, avec le temps, la fillette devenue adolescente avait appris à connaitre son corps et l'art qu'il perpétuait. Et le tuning n'était plus jamais redevenu ce passe-temps agréable ; quelconque et banal. Elle avait plongé tout entière dans les limbes de la construction et de la technologie. Une longue chute, promettant autant de douleurs que d'extase.

Elle esquissa un sourire. Taquine ou mystique.

"Belle Chanson."

Sombre, comme lui. Angoissante, comme ce premier pas vers l'univers air treck. Elle se leva, son corps tanga brièvement, dénonçant l'horreur et le stress qu'avait enduré la colorée tuneuse. Son coeur tappait si fort contre sa peau qu'elle se demanda si elle parviendrait à lui expliquer sans mourir. D'une cise cardiaque ou d'asphyxie.

"Je ne peut pas faire ça."

Elle soupira. Kilik. Sora. Lui. Tous. Ces oiseaux spéciaux ; Géniaux ; Doués. Qu'elle avait tant de fois laissés s'envoler, sans jamais rien leur apporter. Que de la déception ou de l'indifférence.

"Désolée."

Elle tourna la tête.

"Tu peux rester ici tout le temps qu'il te faudra. Consulte la liste des tuners que je connais si tu veux...Tu y trouveras leur coordonnées."

Fit trois pas en avant.

"Ne le choisis pas à la légère. Et de toute manière..."

Son corps passa l'entrée du cocon metallique.

"Vous vous trouverez."
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