| | | face à la baie ; on entends le chant des sirènes. [LIBRE] | |
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| Auteur | Message |
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Kay-Ten Blondasse Vocaloidomaniaque

 Nombre de messages: 844 Age: 19 Localisation: 63 Age du Perso: 18 Road: Break road Date d'inscription: 13/06/2010
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 | Sujet: Re: face à la baie ; on entends le chant des sirènes. [LIBRE] Lun 9 Mai - 20:37 | |
| Plouf ! Kay sourit en voyant que la petite demoiselle venait de repiquer une tête sans s’y attendre. Il aurait put être hilare, mais il se contenait, se risquant juste à afficher un sourire à la fois compatissant et sournois. Il détourna le regard, ne voulant point mettre la jeune fille mal à l’aise, surtout qu’elle ne paraissait pas très encline à lui dévoiler sa féminité. Contrairement à certaines autres connaissances qui l’inviterait à les regarder, Pandore était bien plus attirante, ne serait-ce que parce qu’elle se cachait du regard des autres. Etait-ce parce qu’elle était mignonne et qu’elle ne se divulguait pas que Kay l’appréciait beaucoup ? Sa timidité ? Non, ce n’était pas ça, juste que c’était mignon de se cacher ainsi, Kay n’en avait pas l’habitude, confronté au Nightmare où la nudité était devenu tendance, cela lui plaisait, énormément …
Il la vit se diriger vers la plage, lui tirant allègrement la langue. Bien qu’elle voulait se donner un aspect loin de tout et insensible, Kay n’avait plus de doute concernant sa nature profonde : Elle aimait rire, mais ne voulait pas s’attacher aux autres. Ou en avait peur. Pourquoi ? Kay n’étant pas un pro en relations humaines, ce n’est pas lui qui trouvera la réponse. Mais bon, il s’était aujourd’hui découvert une nouvelle amitié, que Pandore le désire ou non. Tout ce qui comptait était qu’elle s’ouvre à lui, la suite, il verrait.
Il sortit à son tour de la marre salée dans laquelle il pataugeait encore, et retira par ailleurs sa chemise trempée qu’il arborait. L’emblème des Anarchy Angels inscrit dans le dos, cette chemise lui rappelait à quel point il était nul. S’il avait un bon niveau de départ, ce même niveau ne grandissait que trop lentement, malgré ses entrainements à répétitions et l’aide de ses amis. Et alors qu’il commençait à attacher sa chemise autour de sa taille, la demoiselle lui fit une révélation. Genre il était bête ? Tu parles d’une révélation ! Il le savait déjà depuis bien longtemps, mais apparemment, elle aussi, puisqu’elle se mettait dans le lot. Vraiment spéciale cette fille.
Ils quittaient enfin l’aquarium géant et Kay trouva alors une réponse sûrement convenable à la situation … ou pas …
-Oh, je le suis certainement bien plus que toi ma chère.
Il la suivit silencieux jusqu’à leur point de départ, frissonnant sous la brise glaciale qui fouettait son corps mouillé. La chair de poule lui en monta tout le torse jusqu’à bout du nez, lui faisant faire un réflexe tout aussi pathétique qu’inutile, il secoua la tête. Il se rapprochait de plus en plus, mais la belle se mit soudainement à toussoter. Elle avait attrapé froid. Kay était bien plus résistant à ce genre de chose grâce à ses « vacances » en montagnes, mais ce n’était pas le cas de tout le monde/ De plus, il s’agissait d’une fille, Kay ne pouvait pas ne rien faire. Cependant, s’il désirait la réchauffer, le seul vêtement qu’il possédait était tout aussi trempé que la mer elle-même, et il était hors de question qu’il se blottisse contre elle, elle le prendrait pour un fou, un pervers, un excentrique qui se croit tout permis. Par contre, il pouvait se permettre de l’inviter. Mais où ? Et accepterait-elle ?
Pour toute réponse, il a une question, du moins normalement. Et ces questions ont toutes une réponse si on sait comment les chercher, les trouver. Et généralement, des questions concernant une personne, il suffit de lui poser la question, pour obtenir réponse.
-Je vois que tu vas attraper froid si tu restes comme ça. Je connais une maison de thé pas loin, ils nous prêterons des serviettes, et une boisson chaude te feras assurément du bien. Tu veux m’accompagner ?
Il avait posé la chose de façon à ce que si elle refusait, elle n’est pas à le supporter plus longtemps. En effet, en faisant comme s’il allait y aller sans elle, il lui laisser la possibilité de le laisser derrière et de faire sa vie tranquille. Par contre, si elle avait voulu rester ici, avec lui … bah … Il passerait bien pour un con !!!
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|  | | Pandore

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 | Sujet: Re: face à la baie ; on entends le chant des sirènes. [LIBRE] Dim 29 Mai - 20:16 | |
| Il n'y a pas d'hésitation à avoir. FILE DROIT. L’amour est un mot qui à des sonorités de tendresse. »
Elle marcha calmement à ses cotés, jusqu’à ce que l’asphalte rencontre ses pieds. La nuit, à présent bien opaque, cerclait la scène d’une barrière rassurante. Ce monde leur appartenait : il avait pour air de jeux l’entièreté de cette baie. Une sensation de total contrôle qui lui faisait chaud au cœur. Elle rassembla ses affaires sans donner de réponse au garçon. Mais de toute façon, il était évident, au geste décidé produit par ses bras affairés, qu’elle déclinerait l’invitation. La fatigue. L’épuisement. Pandore était fragile : elle ne l’oubliait pas. Son regard s’étalait de droite à gauche, et, sous cet aspect paisible, rayonnait la conviction d’une toute nouvelle liberté. Il s’était produit, durant cette courte échappée-belle, un quelque chose d’incongru qui lui avait ouvert le cœur. Elle n’était pas sensible aux charmes du charmant japonais, ni même éprise du paysage et de ses détails. C’était dans sa tête, que « l’autrement » s’était insinué, dénaturant chacune de ses habitudes pour l’amener à lâcher prise. Sur tout. Redevenir. Redécouvrir. Renaitre. Elle fit volte face, et les gouttelettes giclèrent dans ses yeux. Elle les ferma, les rouvrit, pris la peine de les essuyer en toussotant. Puis dans un semi-rire, l’esquisse subtile d’un sourire ravie, proposa son dessein. « J’habite à deux pas, en haut d’un Building. Je n’ai pas envie d’avoir ta mort sur la conscience, et tu as l’air bien partit pour t’attraper une pneumonie. Alors… Je te permets l’intense privilège de poser tes pieds sur mon territoire. Partant ? » Ce n’était absolument pas dans le sens d’une avance. Elle n’avait actuellement dans la tête que l’idée pétillante de s’ouvrir au monde. Cette invitation était authentique : ses motifs, qu’elle avait alors exprimés, n’avaient aucune autre signification. Pas de coquineries, de charme ou de fioritures : elle ne lui voulait en effet que du bien ; et le fait d’être à l’aise pour dormir au chaud lui semblait être le minimum escompté pour l’agréable balade. « Tu verras, j’ai un balcon, si jamais tu fumes… Tu apprécieras. » Elle débuta l’ascension de la route, presque certaine d’être suivie. Il n’avait pas l’air timide…Ou du moins, pas une fois l’action lancée. Un peu comme elle. Il y avait le temps d’adaptation, cette passe où le cœur serré empêche la bouche de se délier. Puis, l’entrebâillement. Et enfin, les eaux tumultueuses qui s’écoulent joyeusement : le début d’une conversation. Elle craqua ses doigts discrètement, inspira. Le vent s’était affermit, mais sa précédente froideur s’était dissipée pour devenir tiède. C’était comme l’achèvement évident de leurs éclaboussures. Pandore n’imaginerait pas qu’un accident puisse alors se produire. L’univers tout entier leur avait laissé du repos. Ils étaient deux adolescents calmes, fatigués peut-être, regagnant leur logis après de nombreux éclats de rire. Ce genre de moment, se disait-elle, étaient souvent oubliés, perdus, voir même passés inaperçus. De nos jours, rares étaient les individus japonais capables de s’accorder une pause et d’en extirper les plaisirs. Leur souffle court, trop entiché du stress perpétuel, avait oublié depuis longtemps le rythme lancinant de leurs jours de vacances. Elle se surprit à avoir du regret pour ces salary men. Et eu la certitude d’être privilégiée, dans cette parcelle de soirée. Phrases fleuries Presque pourries Par tant de mots Et pour tant de simplicité |
|  | | Kay-Ten Blondasse Vocaloidomaniaque

 Nombre de messages: 844 Age: 19 Localisation: 63 Age du Perso: 18 Road: Break road Date d'inscription: 13/06/2010
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 | Sujet: Re: face à la baie ; on entends le chant des sirènes. [LIBRE] Mer 8 Juin - 9:15 | |
| Gêné. Ce mot simple et court résumé l’expression du samouraï lorsque la belle l’invita chez lui. Mût de toute parole, il ne put que prendre ses affaires et la suivre, sans mot dire … pour le moment. En effet, il ne se résignait pas à accepter comme un voleur sans au moins la remercier, et après quelques pas pour la rattraper, sa langue se délia :
-Merci beaucoup, c’est très … généreux de ta part.
Il ne trouvait pas les mots, mais tant bien que mal, il essayait de retranscrire oralement la gratitude qui faisait bondir son cœur. Puis, elle lui parla d’un balcon. Si elle y fumait, le Break rider y trouva une utilité bien plus intéressante à son gout.
-Je ne fume pas, par contre, si ton balcon a une belle vue, je ne manquerait de m’y balancer et regarder le paysage, comme ici.
Il tourna le regard vers la plage, qui s’éloignait peu à peu … enfin, l’endroit où ils avaient fait emplettes du moins. Le son lourd du cadi commençait à l’emmerder, sans comptait qu’il avait mal placé ses journaux aux tibias, et cela le gênait étrangement. Il ne pouvait pas rider correctement ainsi, et adopta pour un ride de débutant, un truc basique et inefficace en part war. Mais au moins, il pouvait avançait sans se plaindre. Puis après peu de temps de marche, ils arrivèrent face à un quartier où les buildings résidentiels se tenaient. Des géants face à la mer. Kay aimait bien cette vision des choses, car il savait que face à la nature, ses « Géants » ne seraient pas de « taille ».
Il suivit la belle au travers le dédale jusqu’à un immeuble qu’elle entama. Il se contentait de rester derrière, avec son cadi, se démerdant comme il pouvait pour la suivre.
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|  | | Pandore

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 | Sujet: Re: face à la baie ; on entends le chant des sirènes. [LIBRE] Dim 12 Juin - 18:19 | |
| Lorsque la porte de son appartement grinça, Pandore prit la peine de s’essuyer les pieds. Sur un petit paillasson en duvet bleu. Elle adressa un mince sourire à Kay. Elle n’ignorait pas le malaise habituel qu’on ressentait en franchissant la porte d’une connaissance pour la première fois. Sa main, de ses doigts longilignes, presque rachitiques, alluma la lumière d’un geste sec. Elle détailla sans grand intérêt ce salon qu’elle connaissait par cœur, et qui était séparé de la cuisine par un simple bar américain. Cette pièce était accessible par un trou dans le mur, en face de l’étroite entrée. Sa chambre était au fond ; masquée par une porte blanche. Elle se dirigea nonchalamment vers ses placards, et sortit deux verres. Les rideaux de soie blanche qui masquaient son remarquable balcon laissaient filtrer les légères lueurs de la lune. Il était à présent vingt-trois heures : la capitale nippone ne tarderait pas à revêtir ses habits de fête. « Met-toi à ton aise, mon garçon. Et fais atention à Melune. » Melune, surgie de nulle part, se frotta aux jambes de sa maîtresse en s’étirant le long de son corps gracile. C’était une chatte aux longs poils blanc et aux profonds yeux vert : il semblait que la bête détonait dans l’obscurité de l’appartement. Pandore n’aimait pas la lumière. Ses yeux fragiles occasionnait à la belle de vifs mal de crâne. C’est pourquoi, sur les murs âcre, seule une légère lumière chaude s’exprimait, provenue d’une multitude de petits lampions. La demoiselle pris en main sa théière et entrepris de faire du thé, dans un silence volontaire : elle attendait de Kay qu’il estime le moment idéale pour parler. Pour sa part, le manque de dialogue ne l’avait jamais importunée : elle considérait l’absence de toute parole comme la preuve évidente d’une complicité. « On sait qu’on vient de faire une belle rencontre quand on peut se taire sans se sentir gêné. » (Pulp Fiction, Quentin Tarentino). « Le bruit de l’eau qui boue. Me donne des frissons. J’ai comme l’impression. D’être en vous. » Elle se posta devant sa baie vitrée, ignorant le bitume qui se prolongeait sur le sol, de l’autre coté. Ses yeux n’étaient pas rivés sur son balcon. Ils étaient éparpillés dans l’immensité du décor, papillonant de ça et là pour interroger les buildings voisins. Combien de personnes y travaillaient, alors ? Y vivaient, encore ? Dans une cité aussi misérable, pour tant d’hommes, n’y avait-il pas une multitude de rencontre possible ? L’hypothèse que la majorité de ces personnes ne se porterait jamais aucun intérêt l’attristait. Ignorance. Et c’est en philosophant, de façon plutôt bancale, qu’elle dut se rendre à l’évidence : elle aussi, ne cherchait pas à s’enrichir. Comme pour chasser une mouche invisible, sa main s’agita devant son visage. Un rictus agacé avait remplacé son expression calme. Elle grimaça. Secoua la tête. Et tourna les talons pour aller verser l’eau dans des tasses : le thé était près. Avant d’y mettre les sachets, Pandore pris soin d’étudier à nouveau son invité. Histoire de deviner -comme un jeu-, quel parfum lui sierait le mieux. Orange. Agréable buée qui troubla ses yeux. Elle put enfin s’immerger dans une implacable sérénité. Melune sauta sur les genoux de sa maîtresse quand cette dernière fut installée dans son canapé. Cuir. C’était un luxe accordé : il n’y avait rien de meilleur après une journée d’Air-Trecks que cette sensation d’infini confort. Elle se résigna à enfermer son rire : il ne comprendrait sans doute pas pourquoi, sans raison apparente, elle se mettrait à s’esclaffer. Son but n’était pas de le vexer ; et comme il était possible qu’il le prenne pour lui… Elle sirota sa boisson sans laisser filtrer un seul bruit. Un liquide chaud, irisé de ces reflets de miel. Coule le long de ma bouche ; monde de merveilles. J’ai l’impression irréelle ; factice ou bien cruelle ; D’avoir attendue un moment, qui à présent m’écartèle. » |
|  | | Kay-Ten Blondasse Vocaloidomaniaque

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 | Sujet: Re: face à la baie ; on entends le chant des sirènes. [LIBRE] Jeu 1 Déc - 21:49 | |
| Le cadi resta dehors, mais le jeune rider entra à la suite de la belle blafarde. A la lumière d’un foyer, le teint pâle ressortait plus encore. Malgré l’obscurité de la pièce, la lumière des bâtiments alentour suffisaient à éclairer suffisamment l’appart pour y voir clair. L’intérieur était assez habituel, bien que remarquablement rangé, pas comme chez lui. La première chose qu’il fit fut d’aller regarder la vue. Mais il fut déçu de ne voir que des buildings, encore et encore. Triste vision du monde. Comment pouvait-elle être heureuse en vivant avec pour seul vision le matin des morceaux de pierres empilés les uns sur les autres ?
Le rider se tourna vers Pandore, cette dernière c’était installée, et buvait un thé. Combien de temps avait-il regardé dehors ? Question bizarre et pourtant, cela avait dut durer. Il alla s’asseoir en face, et leva à son nez le mets qu’il allait pouvoir déguster. Un parfum fruité lui montait aux narines et un sourire s’afficha. Plus que de la menthe, les fruits étaient bien meilleurs en thé. Les gens ne comprennent d’ailleurs pas assez souvent cela : les fruits, c’est le bien. L’heure de la dégustation, la chaleur liquide coula lentement en Kay, et l’orange n’était là qu’en arrière goût. Délicieuse substance, le jeune homme en était éblouit.
-Très bon choix, j’adore ce thé. Et ça faisait longtemps que je n’en avais pas bu. Tu as bon goûts. Par contre, tu n’as jamais songé à déménager ? C’est triste comme paysage ici. Tu préfèrerais pas vivre dans un quartier plus … naturel ?
Son regard passa encore une fois à l’extérieur, un petit soupire s’extirpant de ses lèvres. Désespéré, ce paysage était d’un déprimant. Son regard se posa à nouveau sur elle, attendant une réponse.
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|  | | Pandore

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 | Sujet: Re: face à la baie ; on entends le chant des sirènes. [LIBRE] Sam 21 Jan - 23:13 | |
| -------- Illumination. »Elle lui adressa un franc sourire, qui s’étira jusqu’à former, à la commissure de ses lèvres, des fossette à peine remarquables. Pandore appréciait le thé. C’était sa boisson favorite, avec l’eau gazeuse. Ce dernier procurait à son esprit et à son corps un calme doux, qui à défaut de l’assoupir, détendait chacun de ses muscles, et désactivait ses synapses. Loin d’être un légume, elle devenait néanmoins une entité vide, blanche, reposée. Sereine. Un état qui ne lui était offert qu’à de rare instants… Dont elle profitait autant que faire se peut. En continuant sa dégustation, la demoiselle jetait des œillades atentives à son interlocuteur. Son regard hémoglobine glissait sur ses vêtements, et remontait paisiblement vers son faciès. Il était mignon… Commun, sympathique. Lorsqu’il lui parla de sa vue, la demoiselle réalisa qu’ils ne s’étaient pas compris. Et cela ne l’étonna guère. En réalité, ce qui fascinait Pandore ne touchait en aucun cas au décor qui s’offrait à elle, quand, fumant une cigarette, elle s’accoudait à son balcon. Jusqu’à l’inconcevable horizon, s’étendaient machinalement d’immondes buildings. Droits, sévères, tristes. L’image parfaite de la société de consommation. Répétition… Absence de changement. Même si elle ne détestait pas particulièrement leur architecture, c’était leur taille, en tout et pour tout, qui impressionait la rideuse. Leur domination face aux mortels. Le fait qu’ils ait été là, gargantuesque, étendus jusqu’aux cieux, nés de la main de l’homme, mais infiniment supérieur. Et surtout… Pandore tourna imperceptiblement sa tête vers la baie vitrée qui menait au balcon. Surtout, ce détail. Elle se leva. Se dirigea calmement à l’orée de sa fenêtre. L’ouvrit dans un bruit de glissement. Le vent s’engouffra brutalement, soulevant ses mèches éparses et argentées. La lumière lunaire se refleta sur sa peau, et dans ses yeux. Elle se tourna vers Kay. « Tu n’as pas regardé là où il fallait. » Son regard avait ripé. Il s’était fourvoyé. Pandore n’était pas attendrie par les étendues… Elle préférait la hauteur. Et l’avantage de la hauteur, c’était ça. Elle baissa la tête vers le sol. Et, en dessous de ses pieds, se découvrit l’immense plaque en verre doublé, qui constituait l’étendue du balcon. Vertige, adrénaline. Elle découvrit ses canines, et s’accroupit, habituée. La perspective ahurissante que découvrait ses pupilles était saisissante. Une ligne droite, définitive, qui plongeait des étages plus bas, jusqu’à la terre ferme. Et elle, lévitant, siégeant sur une construction incertaine. N’importe quel être humain aurait eu cet endroit en horreur. Sortir dehors et être obligatoirement rappelé à l’ordre par la réalité : une chute, et vous étiez précipité vers une mort certaine. Pandore, non. Chaque soir avant de s’endormir, elle aimait observer les masses informes, grouillante au dessous. Son cœur agité par l’angoisse : et si le verre se brisait ? Elle se retrouverait projetée. Volerait un instant. Et mourrait. Le ride avait été en partie guidé par ce désir insatiable de prendre des risques. De vivre. De dévorer. Il n’y avait pas eu un moment où, perché dans son appartement, elle ne s’était pas retrouvée à s’imaginer dévalant la surface en béton de son building, jusqu’au sol, dans des tricks fascinants. Vitesse… Danger. Elle appréhendait déjà la réaction du garçon. Ce genre d’experience était… marquante. Elle se rappelait avoir entendu parler d’un nombre assez réduit d’architecture, qui, elles aussi, étaient dotée d’étages « transparents ». Où les touristes gémissaient et couraient, cherchant le cm² carré doté d’un sol opaque. Sans échappatoire. Pandore n’avait aucune alternative : les plaques constituait l’entière surface de sa terrasse. Elle eu une envie débordante. Qu’il comprenne. Apprécie. Et devine directement où elle voulait en venir. |
|  | | Kay-Ten Blondasse Vocaloidomaniaque

 Nombre de messages: 844 Age: 19 Localisation: 63 Age du Perso: 18 Road: Break road Date d'inscription: 13/06/2010
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 | Sujet: Re: face à la baie ; on entends le chant des sirènes. [LIBRE] Jeu 9 Fév - 23:32 | |
| Le rider ne comprit pas de suite se où elle voulait en venir. Pour le jeune homme, le paysage est ce que l’on a devant soi. Mais Pandore parlait quant à elle de ce qui se trouvait en dessous. Le verre luisait aux derniers feux de la ville, et la hauteur fit un faire un bond à Kay. Il avait rarement monté jusqu’à si haut sans être en pleine nature, et voir le vide s’échapper sous ses pieds lui faisaient bizarre. Ce n’était pas la peur qui s’afficha à son visage, mais la surprise. Il ne s’y attendait pas. En contrebas, la lumière des réverbères se reflétait dans les vitres du premier étage, et on pouvait référencer la vision comme celle du ciel, parsemé d’étoile. Levant la tête, Kay compara sa vision avec la réalité, au dessus de lui. Bien sûr, ça n’avait rien à voir, visuellement, mais au fond de lui, le même sentiment résidait : l’espoir. Peut-être que la jeune fille aussi ressentait ce sentiment. Ou bien un autre ? La sécurité ? En tout les cas, il ne pouvait plus dire que cet endroit était mal choisis, pas après cette expérience.-En effet, vu sous cet angle, c’est beaucoup plus intéressant.Il se tut par la suite, ne sachant quoi ajouter, mais surtout, ne voulant rien ajouter. Le silence pouvait parfois en dire long. Il s’accouda sur le rebord, et contempla dans un silence morne le vague horizon. Il se perdait souvent ainsi, dans ses pensées, voguant entre réalité et rêve, s’illusionnant d’un monde partiellement ici, et probablement ailleurs. Lui-même, dans cet état, ne sait plus vraiment ce qu’il fait, à quoi il pense. Il est juste heureux, serein …[HRP : désolé de ne pas enchainé, je ne sais pas trop quoi faire, et comme on est chez toi, j’ose pas prendre d’initiative  ] |
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