Nombre de messages: 999 Age: 19 Localisation: la tête tournée vers le ciel en quête d'un nuage... Age du Perso: 18 ans Road: Cloud road Date d'inscription: 17/03/2010
Sujet: Il est temps de botter des culs [PW Eiri] Mer 14 Sep - 17:21
Préparation, Méditation, Masturba.....
Il fallait bien remettre le pied à l’étrier un jour ou l’autre. Uteki en avait marre de stagner. Elle voulait retrouver ce frisson du Nightmare qu’elle avait perdu depuis la guerre. Les simples rides dans les rues de Tokyo ne suffisaient pas. Il lui fallait plus que ça. Etait-elle prête pour souffrir à nouveau ? A vrai dire elle n’en était pas certaine mais elle se devait de tenter le coup.
Oui la fille de la pluie reprenait les part wars. Et elle ne commençait pas par le plus facile si vous voyez ce que je veux dire. C’était une épreuve de rang D, un cube. Elle n’en avait plus fait depuis sa défaite contre le très violent Sony Grim. Le comble dans tout ça c’est que son adversaire, une fille cette fois ci, était connue pour arpenter une route voisine de celle de Sony. Une route de la violence, la Horn Road.
Pourtant croyez-le ou non Uteki avait choisi son adversaire, Eiri, en toute connaissance de cause. Depuis l’affrontement avec Yatano elle avait l’impression de s’être ramollie. Elle avait besoin d’un rude combat pour se secouer les puces et redevenir celle qu’elle avait toujours été. C’est un pari risqué c’est vrai, mais lorsqu’on veut échapper au désespoir on fait souvent des choses désespérées. Enfin la jeune fille espérait que ce ne soit pas si douloureux que la dernière fois.
Elle n’avait que peu de temps, dans l’empressement elle avait fixé le défi pour seulement 22h soit juste une heure après la demande d’affrontement. Eiri avait accepté et la jeune fille devait donc se préparer plus rapidement que prévu. Mais bon c’était une façon de se réapproprier son impatience d’enfant et l’idée d’affronter quelqu’un de fort la rendait quasiment euphorique, elle ne mettrait pas longtemps à se laver et se vêtir.
Elle courut se doucher, l’eau même la plus froide que pouvait produire ses canalisations n’arrivait pas à calmer la jeune fille. Trop de pensées, trop d’éventualités à envisager, trop de stratégies, se heurtaient dans sa tête. Mais qu’importe, elle avait moins chaud c’était déjà ça de gagner non ? Ensuite devait venir l’éternel dilemme devant la garde-robe. Cependant vu qu’elle n’avait pas le temps de pinailler, elle échappa à ce problème de la vie des filles.
Il était temps de partir si elle voulait être à l’heure. Pourtant quelque chose d’imprévu se produisit. A peine avait mis un pied dehors qu’elle comprit que quelque chose clochait. Il faisait nuit certes mais la lune n’était pas très haute dans le ciel. Quand elle sortait vers 22h elle était plus haute. Comment cela était-il possible ?
La réponse est très simple en réalité, cette gourde n’avait plus rallumé son téléphone depuis des lustres et comme il y avait eu un changement d’heure après la dernière fois qu’elle l’ait allumé, il ne s’était pas mis à jour. Elle s’était pressée pour rien. Uteki ne tarda pas a se retrouver devant le temple. C’était là que se déroulerait le combat.
C’était un lieu incongru pour une bataille de stormrider, mais c’est là que résidait la beauté de la chose. Le lieu n’étant pas adapté seul le talent et la détermination désigneraient la vainqueur. En attendant l’arrivée de son adversaire la jeune fille s’assit et ferma les yeux.
Elle savait que si elle n’arrivait pas à chasser le doute de son cœur elle perdrait sur le plan de la bataille mentale. Elle chassa donc du mieux qu’elle put ses idées noires. Faire le vide est plus dur qu’il n’y parait. Heureusement que la jeune fille ne voulait absolument pas faire le vide, elle désirait juste se focaliser sur ce qui l’attendait. J’avoue que c’est moins compliqué.
L’heure allait sonner et la voilà qui arrivait. Le gong résonnerait bientôt et donnerait le départ de cette part wars. L’excitation montait et ce n’était que mieux.
« Salut Eiri, le combat se déroulera ici dans la salle de méditation. »
La salle en question était grande, sombre, éclairée par des bougies. Le plafond était très haut mais il y avait des genres de balcons aux étages supérieurs. Il leur sera facile d’y grimper en s’appuyant sur les énormes colonnes qui supportaient le poids de l’édifice. Bien entendu le combat se déroulerait sous le regard bienveillant du bouddha de bronze devant lequel méditaient les moines du temple.
Quelle belle nuit pour se battre. Uteki venait de le réaliser, les ailes du Nightmare se refermaient sur elle, et ne la relâcherait qu’au terme de cet affrontement. Que la meilleure gagne. Le rideau est levé et nous allons assister à une nouvelle représentation. Installez-vous bien comme il faut car cette fois ci ça va déménager.
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Sujet: Re: Il est temps de botter des culs [PW Eiri] Jeu 15 Sep - 9:46
Encore une journée qui commence sur ce monde qui stagne. L’on croit toujours que l’on avance, alors qu’au final, on ne fait que revenir au même stade, différent, certes, mais toujours le même stade menant à la même chose.
On fait une rentrée, on rencontre les profs, on voit ce que donne les cours qu’ils donnent, et au final et bien, c’est reparti pour une année jouant entre ennuie et plaisir, dans un monde où tout ne tient plus qu’à nous, et non à la conviction d’un personnel qui te fait chier pour aller en cours. Bienvenu à la faculté ! Un monde où l’on va en cours sans se regarder, juste pour écouter pendant deux ou trois heures un homme ou une femme parler d’un truc plus ou moins intéressant, puis s’en aller vers chez soi ou vers un bar, boire un coup, puis s’en aller paisiblement. Pourrons nous faire ça encore dans un ou deux mois? Tout la question est là, mais tant que nous le pourrons, jamais nous ne prendrons conscience de cette vérité qui nous anime tous. On est fait comme des rats dans les habitudes.
Et ce soir n’allait pas déroger à la règle. Mon dernier combat remontait à un certain temps, du moins, quand je dis combat, je parle bien sûr de part wars, ma dernière étant tombé dans l’oublie de ses journées rébarbatif au travail. Accueillir le client, passer la commande, faire les choses, les rendre, poser le règlement et dire au revoir, jusqu’au prochain débile pétant ses Air Treck… Quelle pitié. Je n’en pouvais tout simplement plus, mais que voulez vous y faire? Il faut bien de l’argent pour survivre dans ce monde, et puis, travailler dans un magasin d’ATs pour une rideuse n’était au final pas si mal. Tout est une question de point de vue après tout…
Mais ce soir, il était temps de reprendre le chemin des hauteurs et de suivre cette cadence humaine à la destruction. Une petite fille vint à ma rencontre, une rideuse connu pour avoir prit par à la guerre récemment joué entre la team de Nero et celle de Semitsu. Intéressant, un adversaire féminin qui serait peut-être à la hauteur de mes espérances? Nul défaite jusqu’à ce jour, serait-elle la première à me faire plier devant l’adversité? November n’y était pas arrivé et Nero, avait perdu le pari que nous avions fait. Je faisais partie de ses invaincus qui n’attendent pourtant que l’être irraisonnable et imbattable poussant votre esprit et votre corps jusqu’aux derniers retranchements. Serait-elle le rider que j’attendais depuis des semaines?
Rendez-vous dans deux heures, Asakusa, territoire des Heaven Ghost, j’étais au moins sûr d’une chose, s’il y avait intervention de cette team, j’aurais sans doute l’occasion de revoir Nero. Pour le reste, le choix du lieu me paru assez osé, mais d’une finesse de réflexion qui me fit sourire. Le temple. Un temple pour un combat? Allions-nous la jouer à la Kung Fu Panda ou bien à la Mortal Kombat? Si tel est le cas, une préparation des plus grandes et respectables se devait d’être faite… Débardeur blanc et panta-court large délavé, voilà qui serait parfait pour ce lieu non? Un peu trop citadin certes, mais qu’importe? S’habiller en chevalier Jedi juste parce qu’on joue dans un temple serait aussi intelligent que de s’habiller en pute parce qu’on se bat sur les trottoirs ! Mieux valait être bien, qu’embarrassé par l’éthique et la morale.
J’arrivai donc basket luisante au pied, un petit sac gisant dans mon dos. Car oui, j’avais eu ce désir incompréhensible de faire le chemin à pied, une histoire d’échauffement? Oui, mais uniquement spirituel. Je voulais pendant un temps briser la croyance qu’un rider est sans cesse avec ses trecks. Pourquoi le serais-je inlassablement? Ne puis-je pas voir les choses différemment? Si je le crois. Et c’est comme ça, cheveux détachés de toute leurs couleurs grisâtre, que je fis face à la demoiselle aux cheveux bleuté. Une couleur particulière pour une jeune fille qui pourtant respirer déjà l’odeur du combat. Elle serait une adversaire intéressante, c’était certain, pour le reste, nous verrons bien…
Le choix du lieu me fit sourire encore une fois. La salle de méditation, lieu de silence et de recueil intérieur serait le lieu de délivrance de la force physique qui sommeil en nous. Assez ironique que la violence vienne jusqu’à ces lieux, mais le cadre semblait tellement sortir d’un film de Marvel que je ne pouvais qu’acquiescer. Il était temps de faire face et de prendre à nouveau appuie sur un corps défoncé pour monter dans les hauteurs…
« Je me nomme Eiri, merci d’avoir pensé à moi pour ce combat. Le cadre est très… spécial, mais ne rendra cette confrontation que des plus belle. Bref, je me permet de prendre un peu de ton temps que je mette mes Air Treck. Je te laisse te préparer. »
M’asseyant en tailleur face au Bouddha, je fis tomber mon sac à dos face à moi, sortant mes machineries pour y rentrer mes baskets. La suite n’a pas véritablement d’importance sur le plan physique, car je ne fis que mettre mes treck, non, l’importance de la situation fut d’ordre mentale. J’avais fermé les yeux et faisait maintenant le vide en moi. Pour quelle raison ? Pour trouver en moi cette flamme, et la faire grandir un peu plus encore, qu’elle recouvre mon âme et mon corps pour faire éclater sa violence au sein de cette salle où veille le maitre de la sérénité… Il était temps de lui en foutre plein la vu à l’autre grassouillet !
« Tu es prêtes?… ALORS FIGHT ! »
Gong, et je fonçais déjà genou en avant vers la demoiselle, visant son beau visage. Le premier coup d’estocade? Juste un échauffement…
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Sujet: Re: Il est temps de botter des culs [PW Eiri] Jeu 15 Sep - 23:46
Premiers coups ...
Le gong retentissait, et ce n’est pas une image, il y avait un VRAI gong. Bon sang que ce truc est bruyant. C’est assourdissant ! Pour un peu la jeune fille n’aurait pas pu éviter le coup de son adversaire. Elle ne connaissait pas Eiri mais sa première attaque était très engagée. C’était un coup impulsif, capable de terminer ce combat s’il était bien placé.
Mais ce n’était pas le cas. Un assaut en hauteur comme ça était dangereux pour l’attaquant. La rideuse venait de porter un coup au niveau du visage de la fille de la pluie. Ça aurait pu marcher, mais elle avait expérimenté la manière dont se battait Sony et les attaques de ce genre étaient si banales qu’elles ne marcheraient plus sur elle.
Pour l’esquive elle se baissa, simplement, déstabilisant son ennemi car l’espace d’une fraction de seconde Uteki avait disparu de son champ de vision. Mais la fille aux cheveux bleus ne se contenta pas d’éviter elle porta une contre estocade immédiate. Ses airs trecks crissèrent sur le parquet. D’un mouvement ample elle appliqua une couche de glace sur ses mains gantées posées sur le sol qu’elle gelait. Ses poings étaient à présent plus résistants et avec elle frappa Eiri en plein dans l’estomac.
Cette contre-attaque stoppa net l’élan de la rideuse blonde. Mais Uteki savait qu’en force physique elle était désavantagée, l’issue du combat dépendrait du temps que mettra son adversaire pour la toucher. Si cela arrivait trop vite la fille de la pluie était finie. Elle ne résistait pas très bien aux coups… quoique depuis les premiers qu’elle a subis elle a fait pas mal de chemin, peut-être que son corps s’est endurci sans qu’elle s’en rende compte. De toute façon, quel que soit la réponse elle allait bientôt le savoir. Mais la jeune fille devait profiter de son maigre avantage qu’était la surprise et la douleur qu’elle venait d’infliger. Elle ne devait pas s’arrêter en si bon chemin.
Elle enchaina directement avec un uppercut. Le choc fut terrible. La glace qu’elle avait sur les mains céda sous sa puissance, d’ailleurs si elle n’avait pas fait office de protection la main de la fille de la pluie aurait pu cassée. Eiri fut projetée en arrière. Même si elle avait l’impression d’avoir au moins fracturé sa mâchoire elle savait que la réalité était tout autre. Elle ne tarderait pas à se relever, plus en rage que jamais et si c’est possible encore plus dangereuse qu’elle ne l’était au tout début de l’affrontement.
Quelle stratégie devait-elle adopter à présent ? Elle savait qu’épuiser son adversaire était une mauvaise idée. Rester a distance pouvait être une bonne attitude à adopter. Elle pourrait ainsi anticiper plus facilement les explosions de violence de la rideuse qui commençait déjà à se relever. Il fallait agir vite.
A peine cette pensée lui avait traversé l’esprit que déjà elle bondissait vers une des colonnes pour exécuter l’équivalent d’un wallride qui lui permit d’atteindre le second étage. Elle embrasait la scène du regard. La rideuse blonde était debout a présent. Elles se toisaient. La tension était palpable, même un fou n’oserait pas se placer entre ces deux-là. Ce temps mort était en réalité le premier round du combat des nerfs. Bientôt les muscles et la souffrance prendrait le dessus, mais cette bataille-là était l’une des plus importantes.
Bientôt les assauts reprendraient. Dans leurs yeux on ne pouvait voir que de la détermination, aucune d’elles ne laisserait tomber à moins d’être inconsciente ou en très mauvais état. Rien ne les arrêterait. C’était un nouveau duel feu contre glace. Elle voyait une flamme dans les yeux d’Eiri et dans les siens elle savait qu’il y avait une flamme différente, une flamme qui serait capable de geler n’importe quoi.
Le temps lui-même n’avait plus son court, tout était suspendu. Il n’y avait plus qu’elles au monde. Concentrées et aux aguets. La moindre erreur pourrait couter très cher. C’était un peu comme le quitte ou double. Ou la roulette russe, mais avec trois balles dans le chargeur.
Alors ? Pour un début ça déménage non ? Et accrochez-vous, ce n’est absolument pas fini, la lune est encore en train de monter dans le ciel, nous avons la nuit devant nous. Et elle sera riche en rebondissements, vous allez frémir et gémir aux mêmes rythmes que les combattantes. Bienvenu dans le Nightmare, dans le monde de la nuit. Il n’est ni rose, ni fleuri c’est un monde où la violence fait parfois nécessité.
Comment allait réagir Eiri ? Vous le saurez bientôt.
Invité Invité
Sujet: Re: Il est temps de botter des culs [PW Eiri] Sam 17 Sep - 16:35
Un échauffement au gout de glace à la menthe. N’allait pas chercher une quelconque raison, il n’y en avait pas. Juste résidait l’ultime fait que mon coup manqua sa cible, et que la suite ne fut qu’une suite d’encaissement. Deux coups, un au ventre, l’autre au menton. Deux coups de poings aux caractère aussi glaciale que brulant. Et ça, ce n’était pas du tout normal. Le premier coup me glaça le ventre, avant de m’infliger une douleur affreuse parcourant tout le buste. Le second m’anesthésia la mâchoire avant de la rendre aussi ardente que la cire liquide d’une bougie. Je ne comprenais pas, je me contentai juste de subir et de finir ma plainte sur le sol, face à ce plafond aux couleurs ternis par le manque de lumière. Tout comme moi au final, qui gisait là, ne comprenant pas comment il était possible de ressentir ce genre de chose avec si peu de temps de latence.
C’est là que je vis la demoiselle prendre ses distances, fuyant ce qu’elle avait fait pour atteindre des hauteurs où les bougies et l’encens s’accumulaient et formaient une nappe de chaleur et de brouillard rendant à la scène tout son coté mystique. Et moi? Je me relevais, doucement, péniblement, jouant entre la douleur et l’apaisement, entre le feu et la glace, la mort et la vie. Et ce n’est qu’une fois debout, en posant ma main contre mon ventre que je compris. Mes vêtements étaient glacés. De l’eau les avaient imprégnés et il s’agissait d’une eau gelé. Comme était-ce possible? Comment cette fille avait-elle pu foutre de l’eau sur mes vêtements alors qu’elle n’avait aucun réservoir sur elle. Incompréhensible.
Je la regardai, fixant ses yeux qui ne me lâchait pas. Il s’agissait là d’un adversaire d’un tout nouveau ordre, quelqu’un qui m’apprendrait quelque chose sur ce monde que j’arpente depuis des mois maintenant… Impensable.
Et pourtant les faits étaient là, présent, je pouvais les sentir encore s’imprégnant en moi, faisant rentrer le froid au sein de mon corps. Je tremblai même, alors que du sang se mit à parler de ma bouche. Comment? Incroyable, cette gamine avait réussit en deux coups à faire sortir du sang de mon corps et à le faire trembler de froid. Un adversaire bien particulier en effet… Une proie de choix pour mon tableau de chasse !
« Tu es surprenante gamine ! Comment as-tu donc fait? D’où as-tu tirer l’eau qui imprègne mes vêtements? Honnêtement, tu m’impressionnes ! Enfin… Presque. »
Action, réaction, ma vengeance serait des plus chaleureuse. Enclenchant mes treck, je partis à la rencontre des piliers tenant fièrement l’édifice vers les nues, pliant mon corps afin de tourner autour, parcourant cette route cylindrique vers les hauteurs où m’attendait ma jeune adversaire. Mais le froid me perturba, et c’est la raison pour laquelle mon haut finit par s’envoler vers le visage de la jeune demoiselle. Désormais en soutien-gorge, j’usa de ce léger stratagème pour arriver sur le même étage qu’elle, utilisant la rambarde de l’étage pour retrouver le plancher des vaches. Elle était là, face à moi, cette énigme de la nature. Elle était la source d’un pouvoir qui pouvait glacé le monde. Comment? Par qu’elle prodige? Cela m’épatait, et ça se voyait dans mes yeux. Faisait-elle partie de ses riders qui comme le disent certaines rumeurs, sont capables de changer en glaces n’importe qui? Cette idée m’excita au plus haut point. Des frissons vinrent parcourir mon corps alors que mes yeux tremblant de frénésie, se mirent à arborer le délicat dessin du prédateur désirant sa proie. Je la voulais, je voulais pousser son pouvoir au summum du possible ! Je voulais qu’elle me glace, me rende incapable de ressentir la douleur. Je désirais qu’elle brûle ma peau d’une pellicule glacé et qu’elle pousse mon anesthésie jusqu’au moment mortel où le cœur s’arrête… Était-elle seulement à la hauteurs de mes espérances?
« Voyons ce que tu vaux gamine ! »
Le premier choc fut brutale, mais elle n’en fut pas la cible non, ce qui fut la cible de mon attaque, ce n’était autre que les bougies et autres luminaires se trouvant autour de nous, qui tombèrent sur le sol de bois qui petit à petit prenait feu. Une réaction en chaine de coups et de mouvement me permit d’effectuer un effet domino auquel l’édifice n’allait pas pouvoir survivre. Les flammes nous entourait, doucement, elles se rapprochaient de nous. Je voulais voir si la jeune princesse des glaces étaient capables d’éteindre ses flammes avec son pouvoir… Mais en attendant, je m’approchai d’elle, opposant son corps aux miens, et lui affligeant de façon vivace, tous les coups possibles. Une avalanche de coup de poing et de pied tantôt feint, tantôt réel, qui s’abattaient sur son corps frêle. Elle n’était qu’une gamine possédant un pouvoir merveilleux. Et je voulais qu’elle m’afflige encore cette douce sensation de mort. À ce moment précis, la Part Wars n’avait plus tellement d’importance. Je voulais juste connaître l’étendu de sa puissance et en subir les conséquences, même si le sang, commençait à perler sur le sol du temple, là où la méditation se doit d’être maître…
« ALORS GAMINE ! QU’EST-CE QUE TU ATTENDS AHAHAHAHAHAHAH ! »
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Sujet: Re: Il est temps de botter des culs [PW Eiri] Mar 20 Sep - 15:54
Il faut se méfier du loup...
La réplique ne se fit pas attendre. A peine relevée Eiri s’était jetée sur Uteki. A présent elles étaient au milieu d’un cercle de flammes. La fille de la pluie était ruée de coups par son adversaire. Pourtant ces enchainements étaient différents de ceux de Sony. La rideuse blonde exécutait parfois des feintes, tout était calculé. Elle n’était pas en proie à une furie sans nom comme l’était l’OZ rider. Elle faisait preuve de technique. Pour être honnête la jeune rideuse ne s’y attendait pas.
C’est là qu’elle tenait sa chance pour ce sortir de ce cycle infernal. Eiri attaquait quatre fois et feintait trois fois par série. Elle avait donc le temps d’échapper à ses coups durant ce moment-là. Il n’y avait qu’un seul bémol. Elle frappait fort. Et Uteki n’allait pas tenir très longtemps. Le prochain cycle elle devait réagir sous peine de perdre la part wars.
Un, coup de genou dans l’abdomen. La Cloud rideuse réprime l’envie de vomir. Deux, coup de poing dans la mâchoire. Elle cracha du sang. Trois, un coup de coude en plein dans le sternum. Le souffle de la jeune fille est coupé. Quatre, coup de pied dans la cuisse. Cinq. Uteki prend son courage a demain et réagit enfin. Elle se baisse, ne faisant pas attention au coup qui s’arrêta à quelques millimètres de son visage, et balaya les jambes de son adversaire.
Eiri tomba à terre à nouveau. Pendant qu’elle était au sol Uteki devait intervenir pour éviter que le temple ne parte en fumée. Elle fit tourner ses air trecks à plein régime. Elle devait condenser l’eau de l’air. Elle lança alors un jet d’eau vers le plafond. L’eau sous pression percuta les planches de bois, constituant le plancher de l’étage d’au-dessus, pour retomber en pluie sur les deux rideuses. Les flammes se réduisirent peu à peu. Et à présent elles étaient trempées. La jeune fille aux cheveux bleus devait profiter de son avantage précieux.
Elle se rua sur Eiri. De tout temps Uteki avait toujours été revancharde. Elle ne laisserait pas cet affront passé. Un sourire cruel se dessinait sur son visage. Il fallait tirer avantage de cette nouvelle situation. L’eau était SON élément, elle pourrait avoir le dessus sur la combattante experte qu’était son adversaire, grâce à elle. Elle pourrait entièrement geler son ennemi. De multiples projets se profilaient dans la tête de la Cloud rideuse.
Elle percuta Eiri pour la faire tomber à terre. Ensuite, dans la flaque d’eau où était allongée son adversaire elle actionna ses air trecks. Il était temps de faire avancer le combat dans son sens à elle, de ne plus courber l’échine devant une rideuse de la violence. Elle gela l’eau autour de son adversaire. La Horn rideuse était bloquée au sol, elle pouvait se défouler sur elle. Elle entama son estocade avec ses poings, en alternant les coups au visage et dans le ventre. Elle espérait pouvoir mettre fin à cette part wars avec cette attaque.
Pourtant la rideuse blonde réagissait déjà et elle ne tarderait pas a se libérer. D’autant plus que les coups répétés fragilisaient la couche de glace qu’elle avait créée. Uteki n’arriverait pas en finir maintenant. Elle se releva et se concentra, qu’est-ce qu’elle pouvait faire pour continuer sur sa lancée ? Une idée lui vint c’était un cas de force majeur. La fille de la pluie avait une idée très précise de ce qu’elle était encore capable d’encaisser, et le chiffre n’était pas très élevé. Elle devait en finir le plus rapidement possible ou tout serait foutu.
Ses air trecks tournaient encore a plein régime, elle condensait de l’eau et lui donnait une forme. Ensuite la pression chuta une nouvelle fois autour de la structure pour créer une arme plantée dans un socle cristallin. Alors que la rideuse blonde sortait de son linceul de glace la fille de la pluie lui réservait une surprise des plus musclées.
Eiri était à présent debout mais elle ne le resterait pas longtemps. Uteki se précipita vers son adversaire arrachant l’arme de glace de son socle. L’arme en question n’était rien d’autre qu’un marteau digne de Mjöllnir. Elle s’arrêta à quelques centimètres et porta un coup décisif dans l’abdomen de la jeune rideuse.
Cette dernière décolla du sol pour traverser la rambarde et tomber dans la salle de méditation où ce combat avait commencé. Tout devait se finit là où elles avaient débuté. Bouddha quant à lui n’avait pas bougé et regardait la scène d’un regard bienveillant. A croire qu’il ne voyait pas le même spectacle que vous mes chers spectateurs.
Le spectacle vous sied il ? La magie du théâtre vous a-t-elle envoutés ? Le rêve prend le dessus sur la réalité, tout peut se produire à partir de maintenant. Restez attentifs si vous ne voulez pas rater des moments inouïs. Soyez patients le dénouement est pour bientôt. La lune fera la lumière sur cette bataille du monde de la nuit en temps voulu.
Invité Invité
Sujet: Re: Il est temps de botter des culs [PW Eiri] Mar 20 Sep - 17:46
Tout vient à point à qui sait attendre le glas funeste de la mort. Tout n’est qu’une histoire de temps et de possibilité. D’action et de conséquence. Et tout se passait dans une merveilleuse harmonie dont la perfection allait presque me faire pleurer ! Mais passons là c’est inepties futiles, la vérité étant le manque cruel de monotonie de ce combat.
Alors que je commençais à foncièrement m’ennuyer, la jeune fille me prit par surprise. Une attaque suicide qui me prit tellement de court que je ne pu que m’y jeter à cœur perdu. Je me délectai. Oui, me délectai de l’afflues constant de violence dont elle faisait preuve et qui lui allait si mal. Elle me frappait au visage, cherchant sans doute à me déstabiliser pour pouvoir dans un second offrir à mon ventre les coups nécessaire pour me laisser pour morte. Croyait-elle franchement que la part avait une quelconque importance pour moi à ce moment? Non. Elle n’en avait aucun, elle n’étais plus qu’un second plan qu’on ne remarque qu’à peine, mon attention étant plongé sur la prison de glace qu’avait fait de toute pièce la jeune fille et qui m’entourait, me lacérant d’une glaciale chaleur. Les flammes ne nous entouraient plus, la pluie avait jaillit, et moi? Je jubilais intérieurement de ce spectacle incroyable. Le Nightmare était remplit de chose incroyable ! Une si petite fille, capable de tant de chose ! Cela me donna l’envie de combattre. Une motivation qui se fit sentir soudainement sur la pellicule de glace qui « bloquait » mes mouvements. Une envie qui brisa les liens qui me tenait au sol, alors que je tentais plutôt difficilement de me relever. Car si mon attention n’était pas porté à mon adversaire durant ses dernières minutes, mon corps lui, savait me rappeler à l’ordre, surtout lorsque la douleur était présente en moi. Un parasite dérangeant si vous voulez mon avis. Mais qu’importe.
Je n’eu pas franchement le temps de m’en remettre, ni même de me reprendre dans le jus du combat qu’un coup me brisa tout élan vers mon adversaire. Et lorsque par la force du coup, mon visage se releva, je le vis. Le marteau de glace qui m’avait frappé et propulsé contre la rambarde qui à cause sans doute des flammes, avait céder comme une simple porte ouverte, laissant mon corps tomber au sol comme un vulgaire chiffon. Le problème étant que de tomber ainsi ne faisait guère partie de mes projets dans l’immédiat. Car si la contemplation de ses pouvoirs avait prit le dessus sur ma passion du combat, il n’en était cure dorénavant, et je comptais bien gagner ce combat ou mourir.
Aussi mon corps s’activa, déchainant la douleur dans un râle funeste, à la limite de l’inhumain, je faisais basculer mon corps en arrière, jouant avec la barre de mes hanches comme un pivot pour atterrir, Air Treck au sol, mon avant-bras droit glissant sur le sol pour aider à ma réception.
Là. Un moment de suspension dans le temps se fit. Ou peut-être n’était-ce que moi-même qui provoqua cela. Juste un instant de répit, où mon cerveau se mit enfin à réagir pour autre chose que la douleur. Qu’allais-je faire? Que pouvais-je donc réaliser comme prouesse pour défaire cet adversaire dont les talents étaient ceux de l’eau sous toutes ses formes? L’électricité? Trop banale. La force? Ennuyant. Alors quoi? Sur quoi pourrais-je donc jouer pour mettre à mal cette fille aux allures de gamine, mais dont l’âme révélait celle d’un guerrier? Qu’aurais fait Léandre ou même Nero face à un tel énergumène?… Sans doute serait-il resté ce qu’il était. Léandre un Bloody et Nero un arrogant calculateur. Et moi? Que vais-je donc faire?
Je me contenta de me relever, toisant du regard la jeune fille qui semblait bien exténuée. Moi? Je pissais le sang et avait sérieusement mal au visage, mais peu importait. L’adrénaline aidant je partis au quart de tour vers mon adversaire, plongeant la tête la première dans la bataille, attentat kamikaze sur la jeune fille. Ma première impulsion fut des plus compliqué à prendre. Une suite de muscle se tendant et se compressant, pour au final tout relâcher dans une force nécessaire pour me propulser dans les airs, juste en face de la demoiselle, ayant comme unique obstacle une rambarde attaqué par les flammes. Le coup fut directe. D’une pulsion sèche, ma jambe frappa contre la barrière de bois, prenant toute la puissance de mon impulsion, elle céda sur le coup, s’éclatant en une vingtaine de morceau qui volèrent vers la jeune demoiselle. Mais la gravité étant ce qu’elle est, mon corps se mit à tomber. Mais la chute s’arrêta lorsque ma main attrapa le rebord de l’étage. Un coup de balançoire et me voilà, exécutant un flip pour arriver face à Uteki, finissant ma prestation par un trick.
« Hear their voice, Smell the Death… CORPSE MELODY ! »
Prenant pour pied d’appuie ma jambe gauche, posé en position seconde, ma jambe droite exécuta une cinquantaines de coup de pied ciblant les organes vitaux et autres endroits sensibles du corps. Ne cherchant plus qu’à graver sur son corps la mélodie de la mort, affligeant à ma propre chair la douleur d’une position qui aggravait les conséquences des coups déjà donnés, faisant affluer le sang de manière très dangereuse alors que la mélodie funeste raisonnait dans la salle de méditation, je jubilais. Car si j’avais appris une chose sur le monde du Nightmare grâce à elle, j’avais à nouveau survécu. Après, savoir si ça allait continuer ainsi, de mémoire, il n’y avait que des bruits de bois qui venaient jusqu’à mes oreilles…
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Sujet: Re: Il est temps de botter des culs [PW Eiri] Sam 24 Sep - 20:23
Mais qui est le chat ?
Elle ne s’en sortait pas si mal. Eiri semblait mal en point. Mais elle résistait encore. Après le choc du marteau, la fille de la pluie pensait avoir quelques minutes de répit mais que nenni ! Cette combattante assoiffée de sang avait déjà comblé la distance qui les séparait et la rouait de coups. Le premier qu’elle subit était au niveau de l’épaule, a quelques centimètres près c’était la gorge qui était touchée. Le second visait a cassé son tibia gauche. Vu la fatigue elle n’avait aucune chance de briser cet os si robuste mais c’était incroyablement douloureux. Le troisième en revanche fut destructeur. L’Horn rideuse frappa au niveau de l’estomac d’Uteki.
Etait-ce à cause de l’inclinaison de leurs corps ? Ou était ce du a l’adrénaline qu’Eiri avait en elle ? Quel que soit la réponse la jeune fille fut projetée à toute allure vers l’une des colonnes qui soutenaient l’édifice. Le choc fut tel que pendant quelques secondes la respiration d’Uteki fut interrompue. Elle peinait à retrouver son souffle mais son adversaire continuait à donner des coups dans l’espoir de la toucher. Ne s’était-elle pas rendue compte qu’elle avait touché sa cible de telle sorte à l’éjecter hors de sa portée ? Le combat touchait réellement à sa fin si elle était à un tel degré d’épuisement. A vrai dire la fille de la pluie n’était pas dans un état bien meilleur.
Elle se hissa sur ses jambes qui commençaient à flageoler. Cet assaut qu’elle allait porter serait le dernier. Elle mettrait toutes ses forces dans cette ultime attaque. Le tout pour le tout. Elle devait se concentrer pour canaliser les dernières parcelles d’énergie qu’elle avait en elle.
La rideuse blonde frappait toujours, c’était un vrai mur. Comment traverser cette barricade de coups ? Comment l’atteindre ? Une seule solution et elle était risquée en plus. Uteki n’avait fait qu’imaginer ce trick. Elle avait toujours eu peur de l’utiliser. Elle se mettrait en danger que cette technique marche ou non. Et elle n’était pas sûre de gagner face à cette combattante qu’était Eiri.
Quoi qu’il en soit elle devait le tenter. C’était sa seule chance de vaincre. Si ce n’était pas le cas Eiri appellerait certainement de l’aide. Elle inspira une dernière fois à plein poumons. A partir de maintenant tout allait se passer très vite. Et elle n’avait décemment pas le droit à l’erreur.
Tout d’abord elle devait condenser l’eau dans l’air. Ensuite elle devait se mouiller intégralement. L’eau coula sur le corps de la jeune fille. Elle n’avait pas le temps de frissonner que déjà la deuxième partie du trick devait commencer. Quelle est cette deuxième partie et qu’a-t-elle de dangereuse ? En fait Uteki, grâce à la vitesse de ses roues, agit sur la pression pour geler l’eau prisonnière de ses trecks et par conduction l’eau sur ses jambes se cristallisa en glace à son tour.
A la fin du trick la fille de la pluie revêtait une armure de glace. Ses mouvements étaient considérablement entravés mais elle était plus résistante. Une fois cette armure finie elle se lança à l’assaut, un véritable attentat suicide. Le danger à long terme était l’hypothermie, celui à court terme était la perte de connaissance. Elle serrait les dents pour rester éveiller le plus longtemps possible.
Un coup d’Eiri l’atteint au niveau des côtes, mais ce n’est que de la glace qu’elle rencontra. Ainsi Uteki pu se rapprocher assez de la rideuse blonde pour l’attraper. Elle la serra aussi fort qu’elle en était capable. Outre l’éventualité de lui briser quelques cotes son objectif était de ne pas la laisser s’échapper.
Ensemble, et sous le commandement d’Uteki elles montèrent au somment du temple. La suite est plutôt évidente non ? Un saut dans le vide. C’était désespéré comme attaque, je dois l’avouer. Mais vous connaissez les enfants dès qu’ils se sentent acculés ils font n’importe quoi. Et puis avec un tel bouclier la jeune fille ne risquait pas la mort. Enfin elle l’espérait a vrai dire. Quelques secondes avant l’impact la jeune fille se sentit enfin libre. Le Nightmare la faisait a nouveau frissonner. Non ça n’a aucun rapport avec le fait qu’elle ait l’équivalent de son poids en glace sur chacune des parties de son corps. Elle ne ressentait ni la fatigue ni le froid mordant de son armure. Toutes ses pensées allaient au monde de la nuit et à ses propres projets. Si jamais elle perdait ce soir, elle se remettrait en route pour progresser. Jamais plus elle ne stagnerait.
Peut-être s’est-elle évanouie ? En tout cas elle est à nouveau heureuse et les blessures de cette horrible guerre se sont enfin refermées. Vainqueur ou vaincue l’Uteki des premiers jours était de retour.