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 La Rage continue sa course. [CdZ]

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Kazu



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Stromrider Card
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MessageSujet: La Rage continue sa course. [CdZ]   Jeu 12 Jan - 21:36

    Je ne sais plus très bien pourquoi j'ai commencé à faire ça, ni même pourquoi je continue en fait, mais je le fais encore, un soir de plus, attendant celui qui viendra me vaincre, attendant de croiser le chaton qui a pris mon seul frère.

    Je suis le gentil Kazu qui a perdu la raison, qui a acquis la folie, le blondinet qui veut recouvrir ses jolies cheveux de la couleur du sang, qui veut se baigner dans une marre de sang, qui veux se prouver que si il n'a pas pu aider le plus grand déconneur de tous le temps, ce n'est pas car il est faible.

    Alors je fais une course contre le métro lui-même, je risque ma vie à courir devant lui sans jamais ralentir, la peur de la mort qui me suit. Savoir qu'à chaque seconde je peux me faire écraser. Cette corde qui lui à ôter la vie en une seconde, lui, il a même pas eu le droit de lutter pour sa vie. Alors que c'était un battant, il se battait avec les poubelles, même avec moi. Je n'ai pas pu le sauver.

    Le métro ralentit, moi, aussi, je suis à Ikebukuro, des riders m'entourent, je suis sur leur territoire, j'ai peur. Peur pour eux.

    Nous somme sur le quai en train de nous jauger du regard, ils me regardent, je suis au centre de leur cercle, je suis le point central du spectacle. Comme Yata ce soir-là, je vais lutter pour lui, je vais vivre pour lui, je vais tuer pour lui.

    Racontez-moi qui vous êtes.

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MessageSujet: Re: La Rage continue sa course. [CdZ]   Jeu 12 Jan - 21:47

    Le béton des métros étaient vraiment laid, presque autant qu'elle, ils se différenciaient pourtant nettement. Elle était moche de l'intérieur disait les gens normaux, alors que le béton lui c'était physiquement qu'il était repoussant. Elle marchait dons dessus, avec ses souliers old school, n'hésitant pas à l'humilier, à le salir encore plus. Les gens ne se gênaient pas pour la rendre encore plus horrible, pourquoi devrait-elle en faire autrement avec ce sol qui n'était même pas vivant. Ses pensées firent interrompues par d'autres, des pensées qui ne venaient pas d'elles mais de l'un de ses enfants, elle ne put s'empêcher de sourire devant leur efficacité, c'est fou ce qu'un parasite peut rendre les autres plus efficaces. Et elle suivit le chemin qu'on lui dictait mentalement, cette simple lycéenne.

    Quand elle arriva enfin sur les lieux, elle put voir le jeune homme qu'elle suivait se faire encercler par une team qui avait capturé la Zone, elle hésita longuement. Elle pouvait laisser le blondinet se fatiguer face aux cinq jeunes hommes, ou intervenir pour qu'ils aient un combat équitable tous les deux. Cette mésaventure avec le sol lui revint, elle agit.

    Sa lame sortir de son bras comme par magie, transperçant les cinq riders à une vitesse incroyable, on aurait pu la confondre avec le rider furtif. Le sang ne coula pas, elle en avaitd écidé ainsi, elle les avait juste tué.

    ' J'espère que le sol se souviendra que je lui ai épargné d'être encore plus moche avec du sang aussi sale que le leur. '

    Le spectacle était appétissant, magnifique, elle se régalait mais elle ne devait pas oublier pourquoi elle était là, veiller sur Ikebukuro, pour ne pas que sa ville devienne un bain de sang à cause d'un écervelé qui trouve ça malin de passer sa haine dans ses quartiers. Il était aussi séduisant à l'intérieur qu'à l'extérieur, elle devait lui faire trouver les chemins de la raison. Elle aurait du avant que ce singe vienne faire l'abruti dans sa zone. Que cet abruti revendique sa zone. Il allait payer celui-là par contre, personne ne toucher à son quartier sans en payer le prix fort.

    ' Je vais leur offrir une taille à tes roses. '

    Et sa lame noire jaillit de nouveau, et sa jumelle en fie de même. Un couple si beau et tranchant, elle en rêvait depuis longtemps de se déchaîner. Oui, au final elle allait utiliser ses quatre lames. Ses roues se mirent à tourner.


Dernière édition par Team rang A le Jeu 12 Jan - 22:49, édité 2 fois
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Dionysos



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MessageSujet: Re: La Rage continue sa course. [CdZ]   Jeu 12 Jan - 22:19

  • Chapitre 2: (Ou l'art sacré des Kamikaze)

    Je viens de finir de manger, je me remet en course, ma compagne des roses rouge sera elle aussi très ponctuelle. En effet, d'un simple regard nous nous étions lancé un défis. Celui qui capturerais le plus rapidement possible les zones serait le vainqueur et pourrait avoir le privilège de charrier l'autre pour le restant de ses jours, il ne devait pas perdre. Il se ruait vers le prochain post à prendre, le métro d'Ikebukuro et penser aux horreurs que lui infligerais Eiri si elle en venait à gagner. Il frissonna à cette idée et continua sa course.

    Il avait bien manger, heureusement, après avoir tout vomi sur le pauvre Kitano, il fallait qu'il se restaure, histoire de pas tombé inanimé devant ses futurs adversaire. Il filait dans Tokyo, il n'était plus très loin du metro. Une bonne bière avait fait digérer le tout et son taux d'alcoolémie semblait être remonté en flèche. Il tanguait sur la route qui le conduisit au train souterrain du quartier. Il glissa dans les marches et se retrouva à descendre les marches sur les fesses plutôt que sur les jambes. Il n'avait pas l'habitude d'une telle chute.

    Il grimaça arrivait en bas de l'escalier et du soutenir du regard celui des passant amusé de voir un tel spectacle. Il laissa sortir un large rôt avant de reprendre sa course. Tantôt dans la journée, il avait déjà conquis ce putain d'aquarium face à cette bande d'attardé mental. Il espérait qu'au moins ceux du métro émettrait un peu plus de résistance. Finalement, c'est encore une mauvaise surprise qu'il l'attendit. Il l'aurait reconnu sans le voir, le rider furtif, celui connu comme étant l'homme au bonnet, le désormais légendaire Kazu. Il resta bouche bée devant un tel spectacle. Il hésita un moment à intervenir, puis une nouvelle pensée bouillonna dans son esprit, Eiri allait vraiment le mettre minable. Tant pis, quitte à prendre les coup, mieux que se soit par une légende. Il dégaina son téléphone portable et composa le numéro de Léandre.

    T'as genre 5 minutes pour être au métro d'Ike, Kazu est là, je m'en occupe...


    Il raccrocha et bondit devant le blondinet au bonnet. Il sentait l'alcool, le tabac, la friture et la gerbe, en plus de ça, ses vêtements étaient complètement trempé, un pauvre galérien quoi ! Il s'avança vers Kazu, lunette sur le nez.

    Euh, t'es bien gentil petit homme, mais cette zone est maintenant la propriétée des Dark Roses !


    La fin est proche...
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Leandre Weltnihil
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MessageSujet: Re: La Rage continue sa course. [CdZ]   Jeu 12 Jan - 22:30

« It's So Easy...»

Il avait envoyé sa team au charbon et comptait bien pas se laisser distancer cette nuit. Loin de là. Il allait lui aussi bouffer de la team ce soir… Et dans le même quartier que ses comparses. Léandre n’avait pas d’autre choix. Sa conquête devait passé par là et donc l’acquisition de ce fameux petit bout de ville. Rain était indisposé et lui n’avait pas trouvé ses trecks. Résultat d’une putain de fiesta de dingue ! Il avait donc donné les ordres aux roses rouges. Dio n’eut pas d’autres options que de déposé la capote usagée dans la main de son chef. Il n’avait vraiment peur de rien le gamin. Esquissant un sourire, il laissa le singe se barrer pour faire couler le sang. Il réalisa quelques millisecondes plus tard que le codon était toujours dans sa main. Il le jeta plus loin histoire de plus la voir. Finalement, elle atterrit sur la tronche d’une des pouffiasses de la soirée C’est beau ! Franchement même en voulant le faire exprès, cela aurait été impossible.

Reprenant son calme et aussi en allant se laver les mains, il s’assit dans la cuisine et se pose devant la terrasse du jardin noir. Bon finalement, il était dans la merde. Léandre se devait de trouver ses trecks… Mais rien à faire, pas moyen de trouver quoi que ce soit dans ce putain de foutoir. Puis d’un seul coup la révélation. Il regarde le hamac de Dio sur la terrasse et aperçoit ses trecks. Magnifique ! Franchement le pied ! On ne pouvait pas rêver mieux… Il se dirige vers sa chambre, bouge les salopes qui lui ont servie de réceptacles pour la nuit, enfile un baggy noir et débardeur rouge sang. Le corbeau va chercher ses ATs sur le pseudo-lit. Puis le voilà descendant les vitres du Black Garden à toute vitesse. Une course contre la montre… Presque et cela lui faisait plaisir.

Sur la route, il reçoit l’appel de Dio. Il ne répond pas il raccroche lui faisant comprendre qu’il était sur le chemin. Pas grand-chose ne pouvait lui faire perdre ce quartier. S’il fallait qu’il le brule pour le reconstruire, il le ferait. Cela ne lui ne lui poserait aucun problème. Il était temps de faire face à son destin. Léo n’avait jamais pu aimer Kazu et c’était le moyen de lui faire comprendre qu’il n’avait pas la carrure pour faire changer le nightmare. L’époque de Spitfire est révolue tout comme celle de Kazu…

Arrivant dans le Métro, il rida sur les hauts des rambardes. Il passa devant son camarade, tout en attrapant la tête de la salope qui s'apprêtait à toucher à son protégé. Le sourire narquois aux lèvres. Arrogant au possible, le genre de mec détestable sur tous les points. Il était temps de mettre fin à ce petit jeu.


« Moi, je vais t'offrir un ravalement de facade.» Dit-il tout en fracassant la boite craniène de l'autre pute contre le béton froid puis il l'a balança sur les rails sur métro.

« Game Over.»Il marqua une pause.« C’est notre territoire. Retourne jouer avec les copains de ta rue.» Il se tourna vers Dio « Beau boulot.» Dit-il avec un léger sourire. Puis regardant une nouvelle fois Kazu.« Tu le touches... T'es mort.»

This is the end !


« After All ! »


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Jikai Oparû
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MessageSujet: Re: La Rage continue sa course. [CdZ]   Dim 15 Jan - 19:59

« Oui, j’ai abandonné le visuel du suspect pendant un moment. Ne vous inquiétez pas, je sais où il veut aller. On se retrouve là-bas, je prends les transports en commun avec deux amis en civil, le reste de mon unité se rend là-bas en fourgon. Faites ce que vous voulez mais à mon avis je vais avoir besoin d’aide. »

Aujourd’hui, on change un peu. Pas de contact amical avec les riders, non, il allait falloir être un peu plus rigide. L’état nous a demandé d’être plus coulant avec les riders, pas de fermer les yeux. Et il y en a qui étaient un peu trop actifs dernièrement. La presse commençait à en parler et avec les élections, ça allait devenir un problème. Par conséquent on envoyait des gens comme moi faire le sale boulot des politiciens. Comme ça ils pourraient se vanter d’avoir faire baisser le taux de criminalité. Tu parles. Si je suis là c’est pas pour leurs beaux yeux. Non, c’est juste pour que l’on continue à penser que le monde de la Nuit peut être encadré, à défaut d’être contrôlé. Du coup, moi ça me permet de rider en toute tranquillité quand j’en ai envie et d’empêcher les massacres de la minorité sociopathe qui compose les troupes des stormriders.

Du coup depuis quelques temps c’est séance filature. Et croyez-moi, suivre Kazu c’est pas une mince affaire. Ce mec est un électron libre fou. Il n’a plus aucune rationalité depuis l’explosion. Avant bien sûr on le connaissait mais il ne posait pas trop de problèmes. Là c’était différent. Et compréhensible ou non, ses actions n’avaient pas lieu d’être. Il fallait l’arrêter, il n’y avait plus de choix possible. Sauf que ce n’était pas aussi simple. Mes supérieurs avaient compris qu’il cherchait à contrôler des zones. Ça impliquait forcément un combat avec d’autres riders. Alors autant faire d’une pierre deux coups non ? Quoi ? C’est lâche ? Que voulez-vous, on ne peut pas faire autrement avec des gens qui n’ont aucun respect pour l’autorité. Et je sais pas vous mais si possible je fais ce qui me permet de rester en vie, quitte à ne pas respecter les formes.

« Je me déplace »

J’avais assez attendu, il était temps d’arriver à cette petite réunion. Mais pour cela il allait falloir régler deux trois détails techniques.

« Bonjour, en raison d’un incident technique, le métro suivant ne prend pas de voyageurs, je répète le métro suivant ne prend pas de voyageurs, nous vous prions de bien vouloir nous excuser pour la gêne occasionnée. »

Tiens, mon carrosse était arrivé. Ne me regardez pas comme ça, si je fais ça c’est que j’ai mes raisons. Vous voulez les empêcher de fuir ces riders oui ou non ? Bon alors laisser moi de quoi couper l’accès aux tunnels. Je tiens pas à les suivre dans un labyrinthe mortel. J’ai qu’une vie vous savez et je l’ai déjà assez usée dernièrement. Donc oui, je réquisitionne un métro de façon légitime et pas uniquement pour me donner un peu de classe. Surtout qu’il allait être plus ou moins escorté. Je vous l’ai dit, je suis pas fou. Je sais que je ne peux pas lutter seul contre plusieurs riders de haut rang.

« Arrêt Minamiikebukuro, terminus du train tous les voyageurs descendent de voiture. »

« Ah on parle de moi, bonsoir les gens vous allez bien ? Moi plutôt oui, après trente plombes à filer un éclair, j’ai enfin pu me poser un peu dans le métro. En plus j’ai de la chance, il est pour moi tout seul. Oui bon je sais, je suis G-men, ça aide. Bref, je sais pas si vous aimez que je parle tout seul enfin bon, je pense que vous l’avez compris, vous êtes en état d’arrestation, veuillez vous allonger les mains sur la tête. Dans le cas contraire je serais obligé d’employer la manière forte. »

Bon, je sais c’est pas ce qui se fait de plus réglementaire comme discours mais de toute façon qu’est ce que ça change ? Ils vont pas vouloir obtempérer, du coup ils vont se jeter sur moi et au final je vais en avoir une partie, du moins si je suis encore en état de bouger. Alors tant qu’à faire, laissez-moi m’amuser tant que je le peux encore. Tant que je respire encore.

Enjoy the silence-
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Aoi Kurokawa



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MessageSujet: Re: La Rage continue sa course. [CdZ]   Sam 21 Jan - 12:56

Etat de siège


    Un appel du central. Une urgence. Tout ce que j’aime. Brisant la monotonie d’un jour où je ne devais pas travailler, je jubilais. La situation était pourtant grave, des riders de hauts rangs foutaient le bordel à Ikebukuro, un collègue était déjà en route mais même avec son unité il allait avoir besoin d’aide.

    Dans la seconde qui suivit l’appel du central je m’habillais avec tout l’attirail de la G-men que je suis. Armes, protections, kit de déminage, au cas où, et surtout j’activais mon oreillette pour joindre mon équipe qui était loin de partager mon enthousiasme. Mais en bonne manipulatrice je savais comment les motiver.


    « Une fois que cette bande de joyeux lurons seront derrière les barreaux je paye une tournée dans le bar le plus proche du commissariat G-men. »

    Bien pensé non ? Bref ils étaient en route avec leurs voitures de fonctions, nous devions nous retrouver près de la gare de métro depuis laquelle Jikai avait appelé. Une fois le téléphone enfin raccroché j’enfilais mon manteau et je claquais la porte derrière moi. Il était temps d’effacer ma bavure avec le déminage de Shibuya, je ne les laisserais pas s’enfuir aussi facilement.

    Il ne me fallut pas longtemps pour arriver. Mais je devais organiser mes troupes. Ils étaient tous présents lorsque je fus sur place. Parfait. C’était l’heure du débriefing qui pour une fois était assez simple bien que notre marche de manœuvre était extrêmement réduite.


    « Je vous fait un topo rapide sur la situation. Un rider, Kazu, a pété un plomb et accumule les cadavres, il s’est rendu dans cette station de métro et il est rentré en conflit avec les Dark Roses. Présent dans le métro il y a donc Kazu, un membre des DR, il semblerait qu’il s’agisse de Dionysos et surtout il y a aussi le chef de la team. Oui, Léandre est là aussi. Je requiers votre attention maximale. Nous les voulons vivants, mais n’hésitez pas à tirer pour les immobiliser, essayez d’éviter les points vitaux. Nous devons aussi rester en contact permanents avec l’équipe de Jikai. »

    Les ordres avaient été donnés. Ils commençaient à se mettre en place. Il fallait leur couper toute retraite possible, sécurisé le périmètre et évacuer les civils encore présents. Le temps nous était compté et je ne voulais pas d’une autre erreur pendant mon service. Il était temps d’être efficace et précis.
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MessageSujet: Re: La Rage continue sa course. [CdZ]   Dim 22 Jan - 10:07

Chapitre 2
L'art de se foutre dans la merde.


One day, I felt untouchable, because you were with me.

Bien souvent, surtout dans notre discipline, il faut savoir s'attendre à quelques petits désagréments, quelques petits moments désagréables, de petits trucs qui accumulés, offrent la pire des situations à gérer.

Cela faisait plus de deux heures que j'attendais à la superette que quelqu'un se pointe. Bon ok, j'avais pas suivi l'accord disant qu'on faisait une pause de midi à deux heures, mais je voulais tellement défoncer Dio ! Puis il n'avait pas qu'à inventer des règles entre temps ce macaque déluré. Mais le soucis, c'était que plus le temps passait, moins le monde se faisait voir dans la place. J'avais cependant tiré une bonne info, la superette était dorénavant sous les ordres de Chu Wasame. Mon ancienne adversaire avait les territoires que je désirais, et la revanche allait sans doute suivre. Mais pas aujourd'hui visiblement, vu le manque totale de gens qui semblait d'autant plus s'amplifier.

C'est à ce moment que je décida de me barrer, non pas que la patience soit une vertu qui me soit étrangère, mais attendre une blondasse écervelée pendant des heures bof quoi. Du coup, je m'en alla voir si mon con...frère, simiesque s'en sortait avec le métro. Les rumeurs parlaient d'un dangereux groupe de rang A, et vu son rang, je pense qu'on aurait pas été trop de deux pour se les faire. C'est donc la joie dans l'âme et le coeur vaillant que je me dirigeais vers la station de métro de ce cher quartier de merde, qui m'aura fait chier toute une journée pour qu'au final, je perde ce foutu paris !

Non mais franchement, arriver à croire que je vais me faire charier par l'autre con pendant je sais pas combien de temps, sérieux ça me blase à la mort ! Le genre de truc bien soulant, de toute façon, s'il me pète trop les nerfs, je lui éclate le crâne sur le sol, lui lacère les burnes et lui déchire son sourire de don juan de mes deux ovaires en période de règle ! Rah, je vois déjà son putain de sourire à la con sur son putain de visage là, je vous jure ça me fou déjà les nerfs ! Et puis...putain de merde...

Au coin d'un immeuble, une surprise m'attendait, et quand je dis surprise, c'est le genre de petit truc qui vous montre bien que la journée est décidé à devenir vraiment merdique. Des G-Men en face de la bouche de sortie du métro. Si c'est pas la merde je dis plus rien, et avec un peu de chance Dio est coincé dans le tunnel à moitié mort putain ! … Mais attend voir, si je le sauve des g-mens, il n'aura plus de quoi me vanner vu que c'est moi qui lui aura sauvé les miches à la fin. Intéressant... Mais il me fallait un plan d'attaque, courir dans le tas avec la dizaine d'hommes qui couvrait la place, c'était pas non plus le meilleur plan qu'il soit. À ce stade là, ma seule possibilité était de retourner leurs forces contre eux mais comment?...

C'est en regardant autour de moi, cherchant une solution, qu'elle se montra à moi comme une révélation divine. Ikebukuro, le quartier des commerçant et surtout des marchands d'alcool. Finalement, d'avoir traîner quelques jours avec le boucher russe ne m'aura pas totalement servit à rien. Un quart d'heure plus tard, me voilà en pleine rue, un sac en bandoulière, remplit de bouteille d'alcool où élixir divin et essence de chauffage se mélangeait avec quelques morceaux d'engrais, le tout bouchonnée par des morceaux de draps. Que Dieu bénisse les révolutions russes pour nous avoir offert le cocktail Molotov ! Déposant deux bouteilles au sol, un briquet à la main, me voilà entrain d'enflammer les deux premiers projectiles que rejoindront trois autre à la suite, ayant pour but d'enflammer les voitures de police et faire dégager les policier du milieu. Non, c'était loin d'être une mince affaire, mais putain que c'était marrant ! Les voir courir dans tous les sens, avec les civils qui les faisaient chier en les bousculant. C'était marrant, même si quelques un d'entre eux subir la morsure des flammes, vu leurs vêtements, à part quelques brûlures superficielles, je ne crois pas qu'il y aura de problème. Maintenant, il s'agissait de foncer tête baissé dans la gueule du loup. Et pour ça, qu'un seul plan : Foncer ! À travers les débris et autres flammes, je fonçais droit vers la bouche de métro, lâchant dans les escaliers deux autres cocktails enflammant les flammes et peinant mes possibles poursuivant pour quelques temps. Juste le temps d'aller voir que tout allait bien. Juste quelques secondes. Quelques instants pour constater. Mais constater quoi? Encore plus de merde, Kazu, Léandre, Dionysos, un G-Men et des cadavres. La situation merdique par excellence, dans laquelle la vipère allait jouer à nouveau des siennes au grand désespoir du corbeau.

Profitant de la promiscuité des murs, je commençai à enchaîner les propulsions sur les différentes prises, que murs, plafonds et sols pouvait m'offrir. Non, je n'allais pas rester comme ça sans rien faire, non, je n'allais pas laisser mes camarades dans la merde. Oui, j'avais un plan, un morceau de plan infime qui n'avait de finalité que si mon cher et tendre corbeau comprenait mon action, non pas comme la folie d'une femme, mais bien comme un travail d'équipe. The Eve Curse. La malédiction d'eve, le serpent s'enroule et inscrit sa route dans les parois de la station. Il passe au-dessus de ses frères, un clin d'oeil au corbeau et un fuck au singe. Oui, elle allait tête baissé à sa manière dans la gueule d'un loup peut-être trop fort pour lui. Mais qu'importe, à situation désespéré, mesure désespéré. Le sacrifice pour la victoire. Il était temps...

Changement de direction soudain. À quelques mètres du G-Men, une propulsion se fait, évitant de peu un projectile. Direction Kazu. L'attention se fait alors sur nous. Là est l'intérêt. J'arrive à l'attraper, ressent un choc soudain. J'ai mal, et m'éffondre sur le Flam Rider. Un bruit sourd se fait entendre. Les serres du corbeau avaient ils atteint leurs buts?

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Rain Weltnihil



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MessageSujet: Re: La Rage continue sa course. [CdZ]   Lun 6 Fév - 14:09



Rain commençait à savoir arborer une attitude blasée... Et ça lui était bien utile. Elle avait aussi apprit à ne pas réellement avoir besoin de sommeil. Ou, a défaut, à s'en passer. Par ce que bon, ses comparses des Dark Roses avaient passé la nuit précédent à fiche une sacrée pagaille au Black Garden, et leur petite fête – Qu'elle avait soigneusement évitée – ne s'était pas franchement déroulée en silence. Et, malgré qu'elle se fut calfeutrée dans sa petite chambre perso, qui avait heureusement échappé au massacre, elle n'en avait pas moins entendu le putain de boucan qu'il avaient foutu. Regard fixé sur le paquet posé dans un compartiment de sa table de nuit, elle avait fugacement passé plusieurs minutes à se demander ce qu'elle pourrait bien en faire. Avant de se dire que ce n'était pas avec une pareille agitation aux environs qu'elle pourrait réfléchir correctement à ce propos. S'en désintéressant comme s'il ne s'était agit de rien, elle avait allumé sa télé, mis son casque, et regardé les infos et autres films à la con. C'est pas comme si les programmations de deux heures du mat' étaient vachement intéressantes. Mais bon, c'était passé. Et maintenant, il était midi, une belle journée s'il en est. Qui s'annonçait mouvementée puisque non contents d'avoir teuffé, Eiri et Dio s'attaquaient maintenant à Ikebukuro, et étaient passés lui demander si elle voulait pas venir au passage.

Elle n'estimait pas forcément sa présence nécessaire, mais il semblât pourtant y avoir plus de grabuge que prévu. Sortie de ses quartiers bien gardés, elle s'était mise à fureter dans le Black Garden, constatant les dégâts, et remarquant son frère paniqué en quête de ses trecks. Il finit par les trouver et partit en trombe. Il semblait ne rester plus qu'elle. Logiquement, si tout le monde se ramenait au même endroit d'Ike' à cause de cette espèce de folie de la grandeur et de la possession, ça risquait rapidement de partir en couille. Voir d'attirer les flics. Et donc de devenir plus ou moins intéressant. Ça méritait certainement qu'elle aille y faire un tour, rien que pour ne pas rater la fin de la fête. Surement Kazu ou une pointure du genre qui étaient venus s'en mêler... Ça promettait d'être marrant, même si elle voyait pas trop ce qu'elle pourrait faire contre ce genre d'êtres plus ou moins mythiques dans le coin. Elle repartit en vitesse, changea de fringues histoire de pas se prendre les roues dans un jean trop long et ressortit quelques minutes plus tard, dans une tenue bien plus appropriée à quelque massacre. Elle ne savait que trop à quoi s'attendre avec toute la team dans les environs. Elle portait maintenant un jean couleur de jais qui cachait la cicatrice au genou, encore visible, qu'elle conservait de ce fameux festival de musique qui avait mal tourné, et un T-Shirt blanc à motifs triangulaires ainsi qu'une veste d'anthracite sombre. La classe, comme d'habitude.

Et puis elle enfila ses trecks et sortit en trombe, coupant dans les rues et sur les toits droit vers Ikebukuro. Dévaler les pentes et esquiver les difficultés. Avec grâce et sérénité. L'essence même du ride qui la mène tout droit vers la bataille. Rien ne sert de se scotcher au sol quand on peut aller dix fois plus vite en évitant ces lieux où tous se serrent et se pressent ! Les toits se pressaient sous ses yeux. Aucun n'était pareil à l'autre. Elle les esquivait, eux et leurs fourberies. Elle se contentait du pâle tremplin qu'ils offraient. Elle devait être bien inspirée en ce jour. Mais elle ne se contentait pas de regarder les cieux au dessus de sa tête. Lever le nez de son objectif n'aurait servi à rien d'autre que la ralentir et la faire trébucher. Jamais ô grand jamais elle ne dirait son dernier mot face aux nuages. Mais c'était un combat qui devrait attendre pour être menée. Pour le moment, elle se contentait, de temps à autres, d'un coup d'oeil avisé vers le sol, histoire de surveiller les rues. A l'approche d'Ikebukuro et plus précisément de la station de métro où elle avait cru comprendre que le monde se dirigeait, c'est sur que c'était un peu plus agité. Un peu loin, dans une artère transversale, elle capta dans son regard les éclats des girophares qui éclairaient les murs. Comme prévu, le G-men allait probablement se mêler de la partie. Ce n'était pas un hasard si ils trainaient là en pleine journée. Ça ne s'en annonçait que plus intéressant, mais restait à voir la situation sur place. Rien n'était joué, loin de là. Et puis le temps qu'elle arrive et que tout ça se précise sous les perles de son regard un peu ébahi mais pas tant qu'amusé, elle s'aperçut bien que ses comparses n'en étaient pas restés là, loin s'en fallait.

En effet un beau bordel s'était déclaré. Des civils tout simples, qui menaient jusque là leur vie éloignés d'Eux, étaient tout à coup menacés de près par les actions de leur petit groupuscule de riders tarés. Les G-Men gueulaient et couraient en tous sens, ne semblant pas savoir sur quel pied danser. Ils étaient bien obligés de faire avec la civilisation Tokyoïte qui fuyait en tous sens voire demandaient de l'aide à ces soit disant représentants de l'autorité qui, en tant que tels, étaient sensés leur offrir aide et information. Ceux-ci semblaient bien énervés, puisqu'à la base en débarquant, ils voulaient probablement coffrer Kazu, Léandre, voire la clique au grand complet tant qu'ils y étaient. Ça leur aurait fait une team encombrante de moins entre les pattes, toujours ça de gagné. Mais en l'occurrence, y'avait le feu, et pas qu'au sens figuré, si bien que leurs basses préoccupations de montée en grande devraient attendre. La Chouette savait pas comment ils s'y étaient pris, mais putain, foutre une merde pareille en si peu de temps, fallait le faire ! Chapeau bas. Un vrai merdier sauce DR. Des flammes léchaient les marches qui descendaient à la station de métro. Des petites flammes jaunes orangées, pas violentes mais qui avaient quand même suffit à faire paniquer l'innocente population qui assimile bien trop rapidement tout danger – même minuscule – à un désastre. Le feu est une bien belle chose.

Juchée sur un toit à quelque distance, elle perdit plusieurs instants à opérer une observation minutieuse de la scène et des alentours. Elle avait beau avoir hérité de la road de bourrins de son frangin, ce n'était pas pour autant qu'elle allait se jeter corps et âme dans la mêlée sans réfléchir un minimum. Ca ne servirait à rien, et au pire, elle allait se faire choper par la flicaille ou par une autre inconnue dans l'équation. Mais de la team et en ce jour, il manquait encore une personne... Le fameux Lion, leur nouvelle recrue, qui devait probablement être dans les environs. Et quand on pense au lion... On en voit la crinière. Nouveau proverbe, cherchez pas. Toujours est-il qu'elle se serait volontiers éclatée par terre si ce n'était pas le Semitsu qu'elle aperçut à quelques encablures. Il avait du sortir jouer les curieux... Sur qu'avec le merdier et l'espèce de fumée noire que dégageaient les petits feux amateurs – Qui puaient l'alcool, joli coup les gens ! - ça avait de quoi attirer l'attention. Ce n'était dans son habitude de gueuler pour se faire remarquer, mais toute seule, elle pourrait pas faire grand chose. Alors que si celui-là, pour inaugurer son arrivée dans la team, débarquait pour les aider, ça pourrait changer vaguement la donne. Elle le héla. De toutes manières, le temps qu'il arrive s'il décidait de se ramener, il fallait un peu réfléchir à ce qu'elle pourrait faire.

Se rapprochant prudemment de la bouche de métro, elle entrevit vaguement le merdier à l'intérieur, au bas des marches. Pas très engageant tout ça... Surtout avec les G-Men qui bloquaient tout. La situation à l'intérieur risquait d'être un peu... Bloquée. M'enfin. Fallait se débarrasser de ce merdier... Et si on pouvait pas entrer pour régler leur compte aux chieurs proprement à l'intérieur, on pouvait toujours agir à l'extérieur. Histoire de, nettoyer. Une idée un peu tarée commença à poindre dans l'esprit de la Chouette. Et pour la réaliser, la présence du Lion ne serait guère de trop. Elle descendit vivement de son perchoir, histoire d'arriver vite sur les lieux et de déterminer plus précisément son petit plan D imaginé sur le fil du délire. Dessous, une station et des voies de métro. Donc un plafond peu épais qui servait également de sol, bitume, etc. Probablement troué par des canalisations qui fragilisaient encore la structure. Le tout avec des murs pas loin autour, et deux membres des Dark Roses, dont un avec une Over Road. Si ils parvenaient à casser cette fragile structure qui préservait les quais de la terre ferme, que se passerait-il ? Les forts survivraient, les autres crèveraient. On pouvait donc espérer que Léo s'en sorte, sauve ce qui pouvait l'être. Et que le reste – leurs ennemis – aille plus ou moins au diable, les G-Men avec. Un putain de gros coup à réaliser. Maintenant fallait compter sur l'esprit de team pour que le lion comprenne la marche à suivre.

Elle se posa sur le toit où il se trouvait déjà. Mais elle n'avait guère le temps de s'embarrasser de saluts inutiles et autres hypocrisies qui ne lui allaient pas au teint. Elle lança plutôt, en désignant le plafond de la station, de l'air de celle qu'a pigé quelque chose que d'autres n'ont pas forcément remarqué.

« Je crois que ce sol est fragile... Tu devrais pouvoir en profiter, non ? »

Et en partant d'assez haut, il pourrait certainement le briser. Rien qu'un peu ! Sauf qu'il n'y avait pas, autour, de bâtiments assez hauts pour permettre de réaliser ce tour de passe passe. Mais il manquait peu d'altitude... Elle repart, hop. Hop. Hop. Slides sur le trottoir. Wall Ride pour s'élever. Toujours plus haut. Vieille devise. Vieux rêve inutile. Ce n'était qu'une marche de plus vers le podium, mais ce ne serait pas elle qui y grimperait ce jour. Elle se contenterait de constituer un des maillons de l'échelle. Arrivant presque au niveau du toit, elle déclara encore, assez fort. « Quand il faut y aller, il faut y aller. » Tendue comme un fil, elle bondit et attrapa le Red Lion qui en avait fait autant, lui faisant la courte échelle pour qu'il puisse gagner encore quelques mètres supplémentaires. Tout en espérant que ce serait suffisant. Ensuite... A lui de jouer, ce n'était plus du ressort de la Chouette. Il n'y aurait pas eut de massacres ce jour... Quel dommage ! Quelle idiotie que tout cela. Au moins, il se passait quelque chose. Quoi de mieux pour se faire remarquer qu'un incendie, des morts et des flics ? Pas grand chose, à son avis. Mais au lieu de penser, elle se contenta de s'incarner en un être de mouvements. Elle vrilla, avant de rater le toit plus bas où elle devrait plutôt atterrir, par ce que sinon, la chute ferait mal. Partie de haut, elle atterrit un peu en vrac, mais demeura au moins sur ses pieds, récupérant son équilibre et dardant un regard amusé sur la suite des évènements. Sa veste boutonnée à la va vite claquait au vent, telle une débandade de plumes ébouriffées. Elle aurait porté sa pierre à l'édifice, même si c'était peu dire.


Dernière édition par Rain Weltnihil le Lun 13 Fév - 15:05, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La Rage continue sa course. [CdZ]   Lun 13 Fév - 14:50

- T’en a encore pour longtemps ?
- Tu veux un truc bien fait ou bien ? Bon alors maintenant tu te tais et tu me laisse me concentrer ! »
-…

En même temps il n’avai pas peur. Si j’avais envie que, le truc ressemble finalement à quelque chose valait sans doute mieux le laisser ce concentrer sur son job. En même temps je ne dépensais pas une petite somme rondelette chez l’un des meilleurs tatoueurs de Tokyo pour au final avoir un truc qui ne ressemble pas à grand-chose. Mais je commençais tout de même à trouver le temps long. Combien de temps maintenant ? Deux heures, trois ? Peut-être plus. Enfin qu’importe, j’avais décidé d’inscrire cette nouvelle étape de ma vie de rider sur mon corps, comme chacune des autres étapes qui m’ont marquées, comme chacune des étapes qui m’ont forgées ; et pour fois celle-là ne serais pas inscrire avec une cicatrice.
J’avais décidé de rejoindre Léandre et sa team. Finalement ce mec n’était pas aussi sanguinaire et antipathique que ce que je croyais. On avait même passé une très bonne soirée en boite ensemble, qui l’eu cru n’est-ce pas ? Et donc c’est tout naturellement que j’avais décidé de marquer ma nouvelle allégeance non pas sur mes vêtements mais bien à même mon corps. J’avais emprunter le logo de la team pour le modifier très légèrement à la façon Semitsu. Aussi c’était devenu pour moi trois roses noires tatouées sur le haut de l’épaules et donc les tiges descendaient en s’enlaçant jusqu’au coude, symbolisant dans mon esprit le rempart que nous étions, le passage au travers duquel les riders souhaitant atteindre des sommets devraient passer.

Je suis dans ma chambre, torse nu comme tout le matin lorsque je quitte le confort et la chaleur de ma couette. Je prends quelques instants pour me regarder dans le miroir. Non je ne fais pas parti des gens narcissiques au point de se parler dans leur miroir, j’essaye simplement de m’habituer à cette nouvelle marque. La douleur a disparu, bien qu’elle n’est jamais été très importante. C’est bizarre de me dire que je fais à présent parti de l’une des team les plus imposante du forum. Moi qui avait rider seul depuis la guerre fratricide entre Nost et Heaven Ghost j’avais enfin trouver des partenaires avec qui étendre notre emprise et notre vision. Je souris en y pensant, les amitiés naissent et se brisent pour que d’autres se forment, c’est ainsi. Aujourd’hui je suis le Lion du Jardin Noir et je suis heureux.

Une fois sorti de la douche, je me pose comme une loque dans mon canapé pour fumer ma clope du matin, un café encore fumant posé sur la table basse, ou plutôt sur les magazines et autres trucs qui encombrent ma table basse. Faut vraiment que je pense a inviter du monde plus souvent pour faire le ménage. Je suis perturbé dans mes instants de glandouille du matin par des sirènes et des bruits de moteur dans la rue. Intrigué et curieux de nature je me dirige vers la fenêtre de mon appartement pour jeter un œil en direction de la rue. En bas je vois plusieurs voiture passer, gyrophares et sirènes allumés. Pourtant, ça n’a pas l’air d’être des voitures de flics. Ce qui ne peut vouloir dire qu’une chose, soit c’est une parade mais j’en doute, étant donné qu’ils conduisent comme des dératés et en ignorant allègrement le code de la route. Non, la réponse la plus plausible c’est sans doute que ce sont des GMens. Et là ou il y a des GMen il y a des riders, c’est mathématique. Et pour qu’il y ai autant de GMen ça veut dire que ce ne sont pas n’importe quels riders. J’ai rarement vu les forces de l’ordre se remuer autant pour une simple PartWars entre deux faibles rangs. Soudain, une petite lumière s’allume dans mon cerveau, écrivant en lettre de néon « tilt ! ». Je me souviens maintenant que Eiri et Dyonisios, deux autres membre de la team avaient parler du contrôle du quartier. Du contrôle de mon quartier. Enfin je ne considère pas ce quartier comme étant spécialement le mien, c’est juste que j’y habite et donc j’aimerais autant éviter qu’il ne se transforme en un joyeux bazar.

Enfin le mieux pour en avoir le cœur net c’est quand même d’aller voir. Je fouille dans mon armoire à la recherche de vêtements. Finalement ce sera un un tshirt donc je retourne les manches pour dévoiler mon tout beau et tout nouveau tatouage ainsi qu’un jeansn plutôt usé. De toute façon c’est pas la peine que je sorte un costard pour aller voir ce qu’il se passe. D’autant que le pressing commence à me revenir cher. Parcourant mon appartement du regard à la recherche de mes Trecks j’entends un bruit sur le toit au dessus de mon appartement. C’est pas vraiment le bruit que font les oiseaux habituellement. Un sourire se dessine sur mes lèvres, je ne serais pas le seul curieux à aller voir ce qu’il se passe. Un fois chaussé de mes ailes je monte à mon tour sur le toit et prend la direction des sirènes. Je souris amuser en me disant qu’autre fois la Rue du Monte en l’Air était réservé aux assassins et aux voleurs alors qu’aujourd’hui elle est l’avenue principale du Nightmare, celle qui peut vous conduire là ou le désirer.

Finalement je m’arrête sur un toit pour observer ce qu’il se passe à mes pieds. Putain mais c’est la guerre, c’est l’apocalypse ! C’est quoi ce bordel ! On peut pas faire les choses proprement sans forcement ramener les flics et terroriser les piétons. C’est encore la réputation des stormriders qui va en prendre un coup. La en bas, des passant affolé qui fuient le métro principal alors que force de l’ordre tente de les guider tout en essayant de s’organiser dans la fumée de leur voiture en feu. Et ben j’ai connu des émeutes plus pacifiques ! D’un certain côté ça me fait sourire de les voir s’agiter ainsi, s’énerver après de pauvre civil qui n’ont rien fait alors qu’il devrait plutôt essayer d’attraper les responsables, à savoir nous !

Je fus rejoins à mon poste d’observation par Rain, la petite sœur de Léandre. Je lui adressais un petit clin d’œil tout en continuant mon observation de la scène. Les GMen avaient condamner la bouche d’accès au métro et il faudrait sans doute qu’on leur roule sur le corps si on voulais aller à la rescousse de nos camarades. Et bien s’il fallait ça… Je cherchais dans le regard de Rain cette flamme qui vous dit que c’est le moment d’y aller. Ce petit quelque chose qui vous fait comprendre que ça va chier des bulles sans que vous n’ayez besoin de prononcer le moindre mot. D’ailleurs lorsqu’elle m’avait rejoins Rain ne s’était pas encombrer des banalités du genre « Salut, ça va ? Dis donc c’est quoi ce bordel ? Tu veux qu’on y aille ? ». C’était inutile, tout d’abord parce que de une, si j’étais là et non pas cloué au lit avec la grippe c’est que ça allais, secondo ce bordel c’est nous et pour finir il était hors de question qu’on loupe la fête.

Elle me désigna alors le sol du regard. C’était un endroit relativement dégagé, j’entends par là qu’il n’y avait ni civil ni gmen, ni voiture en flamme au milieu. C’était l’endroit idéal pour une percée remarquée. C’était aussi complètement dément. J’suis pas Semitsu le démolisseur… Mais l’idée, tout aussi folle qu’elle puisse paraitre avait quelque chose de séduisant, tant dans la démonstration de force que dans l’impact qu’elle aurait dans les esprits. En y réfléchissant bien, le plafond du métro de devait pas être trop épais, et avec les explosions provoqué par les véhicules des gmens et les diverses travaux sur la structure, ça pourrait être faisable. Un sourire amusé se dessina sur mes lèvres lorsque je regardais Rain.


-Tu sais que c’est complètement dingue comme idée. Mais je marche. Par contre il va me falloir un peu plus de hauteur.

elle se contenta d’acquiescer et plongea dans le vide. Je la suivais en regardant chacun de ses mouvements. Elle se débrouillait vraiment bien, même si elle n’était « que » rang E. elle irait sans doute loin, mais de là à ce qu’elle pique le trône à son frangin… Mais bon, c’est pas le moment de se déconcentrer. On a du pain sur la planche, et c’est une sacré miche. Nous traversons la foule et les gmens comme si de rien n’était. A peine nous avait-il remarqué que nous étions déjà en train de gravir le building adjacent en wallride. Celam’avait manqué de rider avec quelqu’un. Alors que nous arrivions presque au sommet je commençais mon trick. C’était de l’improvisation totale et j’espérais seulement que ça fonctionnerait. Parce que dans le cas contraire j’aurais vraiment l’air con. Rain me fit une courte échelle pour que je prenne encore de la hauteur. Je n’avais aucune envie de regarder en bas sachant que si je loupais mon trick je m’écraserais. Je commençais alors à vriller sur moi-même, formant une vrille d’air, modelant sa densité pour le rendre aussi dur que possible. La chute me paru durer longtemps, très longtemps, trop longtemps même. Puis soudain le choc se fit ressentir, le plafond avait été percé par mon trick et je mis plusieurs secondes avant de le réaliser. Plus jamais vous me ferrez faire un truc comme ça. Maintenant j’ai envie de vomir à cause du tournis. Je regarde les gens présent dans la bouche de métro et souris avant d’éclater de rire. Quelle brochette mesdames et messieurs. Je suis partagé entre l’idée de sortir mon téléphone ou de partir en courant. Mais avant cela n’oublions pas le principale. Je fouille dans ma poche pour en sortir un petit stickers que je colle sur le mur à côté de moi, enfin plutôt sur les décombres. Mission accomplie ! Mais maintenant faut se barrer !

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MessageSujet: Re: La Rage continue sa course. [CdZ]   Jeu 10 Mai - 10:30

    La jeune fille qui me suivait se fait déglinguer en moins d’une seconde par le roi trop parfait, Dionysos, s’il n’est pas dangereux, me bloque parfaitement l’issue de secours. Je ne pourrais pas m’en sortir, pas s’en faire preuve de génie, j’ai déjà fait succombé Eiri après son assaut furieux, je peux le faire, je peux tous les battre. Je regarde son corps inerte sur le sol, je ne l’ai pas tué, c’est la différence entre nous deux Léandre. Je n’ai qu’une seule solution. Fuir par les bouches géantes du métro.

    Je m’élance, personne ne pourra me rattraper, le plafond tombe, il s’écroule. Tout va trop vite, beaucoup trop vite. Je rattrape Eiri qui traîne sur le sol, et je cours vers le tunnel, Dark Roses n’a pas ma vitesse pour sauver les autres, ni pour fuir, ils ne pourront sortir que par la vraie sortie, je n’ai plus besoin de couvrir mes arrières. Personne ne me peut me suivre. After Burner.

    Et je me téléporte vers mon issue de secours, une jeune fille dans les bras, fuyant un roi du sang. Au moins ce n’est pas Gabishi pour une fois, et au lieu de sauver Emilie, je sauve une future Gabishi en puissance. Vivement que je saches me battre sans sauver mes ennemis. Une flamme bleue est la dernière chose qui reste derrière moi, je suis dans le tunnel. Puis soudain l’effroi, j’ai l’impression de porter un corps inerte. Un liquide coule le long de mon bras, j’ai pas mal, j’ai peur. Putain tu fais chier Eiri.

    Mes roues se décompensent sur le bitume, les voitures que je laisse derrière moi éclairent ma route, encore plus vite merde, allez. Mes bras sont rouge, je déteste le rouge.

    L’hôpital est là, enfin, les gens m’aperçoivent, ils commencent à me connaître, le brancard n’arrivera pas à temps. Je Wall-ride directement sur le mur à la recherche d’une fenêtre ouverte, je rentre, je la dépose sur le premier lit. Je sors dans le couloir, mes roues se brisent.

    ‘ MEDECIN, INFIRMIERES, PUTAIN FAITES QUELQUECHOSE ! ‘

    Son visage baigne dans le sang, elle a reçu un gravât dans la fuite… Des mecs et des meufs en blanc l’entourent soudainement, la branchant de partout, je la préférais quand elle voulait ma mort que maintenant, je suis un incapable… Je l’ai tuée…

    ‘ Monsieur… Elle est dans le coma, ça va être long, vous êtes de la famille ? ‘
    ‘ Je vais les appeler, ils vont arriver très vite. ‘

    Je sors de l’hôpital pieds nus, mon téléphone à la main. Je compose le numéro comme si je l’avais connu, je ne sais pas ce que je vais dire, je tremble un peu je crois, je ne pleure pas, je n’ai pas le droit de ne pas assumer.

    Elle est dans le coma, il demande sa famille.

    Je raccroche, j’ai une dernière chose à faire.

    --------------------------------------------------------------------------------------------------

    Je suis désormais devant le G-mens, j’ai causé plus de dégâts que tous les autres riders, j’ai ruiné Tokyo, j’ai vaincu plus de teams que Agito en son temps, j’appelle le G-men à chaque fois, ils doivent me pister, ils doivent me suivre, tous. Ca fait quand même trois jours que je fais ça. Les Dark Roses auront eu le temps de faire ce qu’ils peuvent pour Eiri sans être dérangés, j’en peux plus, même mes ailes de rechanges sont en miettes maintenant. Dans la lumière des torches, je vois un homme qui vient me délivrer de ma rage, de mon impuissance. A l’époque je l’appelais Mikaijin.

    ‘ C’est cool de se faire arrêter par toi quand même. ‘

_________________
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La Rage continue sa course. [CdZ]

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