Kun

Nombre de messages: 597 Date d'inscription: 13/01/2010
Stromrider Card Data Card:
 | Sujet: Quand la musique reprend Lun 20 Fév - 22:20 | |
| IDENTITEE.Nom: Losniel Prénom(s): Kun Surnom(s): Age: quinze années dans l'compteur Road: Fut un temps sur la Darkness, mais finalement il s'en est allé du monde sanglant, en gardant tout de même ses AT's aux pied pour les trajets !!!!! Ambitions: Normal, être normal, peut être se venger aussi.
PHYSIQUE & MENTAL.Description Physique: Il se réveilla à cause de son réveil. Il sortit sa petite tête de son lit montrant ainsi ses cheveux blancs. Comme d’habitude à son réveil ils étaient totalement en pagaille. Il lui fallait quelque temps pour les remettre en place; du moins comme le voulait Kun. Il ne prenait généralement pas le temps pour d’autres soins dès le matin. A part évidemment le brossage de dents et la mise de parfum. Mais il n’avait jamais le temps pour autre chose. Il partait tout le temps juste au dernier moment. Jamais quand il sortait il y avait quelque chose qui cloché. Jamais un habit était froissé. Il marchait tout le temps assez vite ce qui lui mettait les cheveux en arrière. On voyait toujours en premier son visage angélique. Tout le monde était étonné par l'alliance de ses cheveux blancs et ses yeux en harmonie avec la neige. Mais le blanc de ses yeux étaient si cristalin qu'il pouvait changer de couleur selon le lieu, si une musique était puissante la couleur des ondes sonores se voyait dans ses yeux. Les deux choses qui le différenciés des autres enfants rendaient son visage envoutant. Grace à cette visions il était plus mignon que les autre en général. Mais en même temps parfois il le rendait plus triste ou plus dangereux. A cause de cela il ne pouvait cacher ses émotions contrairement au reste de son corps qui pouvait parfaitement jouer à ce jeu. Peut être son corps ,un peu plus froid par sa minceur, contrastait avec ses yeux qui reflétaient le soleil levant. Cet ensemble rendait sa démarche simple et coulissante. C’était à peu prés la même chose quand il ridait. Lorsqu’il marchait ,ou ridait, on pouvait le voir en quelque sorte danser. Cela était plaisant à voir pour ceux qui le regardaient; et allait très bien avec la music road pour la quelle il était destiné. Son nez fin lui permettait, en apparence, une meilleure pénétration dans l’air. Et ses cheveux suivaient le rythme imposait par ses jambes. Ses doigts agiles lui permettaient de jouer ,avec une grande habilité, à son harmonica. Tout son corps était fait pour rider. Pour donner cette impression que rien ne l’arrêtera ,comme le son peut donner cette impression.
Description Morale: Le soleil émettant une symphonie constamment heureuse ce jeune garçon pouvant se fier qu’à sa vision soit celle des ondes sonores du soleil, pour lui lumineuses mais auditives pour nous, infimes mais sublimes. Leurs beauté ne pouvait que l’enchanté c’est pourquoi dans n’importe quel moment de la journée tant que le soleil est levé Kun est d’humeur positive. Même quand les nuages cachent la lumières aux autres ils ne peuvent couper les sons. Mais malheureusement pour les personnes de ce monde cette bonne humeur se trouve changer lors du coucher de soleil; celui-ci n’étant que partiellement reflété mais en plus déformé par un satellite cabossé , le soleil ne peut plus exercer son apaisement. Ainsi la nuit Kun se retrouve dans des humeurs exécrables. C’est ainsi que ce pauvre garçon de 13 ans est déjà dans une situation complexe alors qu’il ne c’est toujours pas approché du monde impitoyable qu’est celui des adultes. En dehors de cela c’est un jeune homme comme tout les autres n’ayant que pour différence une attirance redoutable par rapport aux rollers et encore plus aux air-treks. Déjà à cette époque il veut tout comprendre avant tout le monde mais surtout remodelé le monde à sa manière. Il a certes déjà abandonner l’idée de voir ses parents ne serais-ce que une seule seconde, car le seul moment où ils se retrouveraient , il le savait , c’est lors de sa mort. C’est pourquoi il ne voulait pas revoir c’est parents , il avait une peur bleue de la mort , tant qu’il n’avait pas réussi ce qu’il voulait. Par la mort de ses parents il prit une habitude de ne s’attacher vraiment à personne même si personne ne le voyait vraiment car il arrivait à garder des relations sans jamais les approfondir ,avec personnes ou si peu de personnes, sans vexer n’importe quel camarade. La diplomatie était l’une des matières ou il excellé il pouvait exercer le travail d’un diplomate avec une formation à son âge peu avancé. Mais cela restait durant la journée car durant la nuit il ne pouvait garder la tête froide que 5 minutes tout au plus. C’est pourquoi beaucoup de ses amis l’éviter la nuit ou même généralement en fin de journée lorsque le soleil décliné pour prendre son repos alors que Kun commençait d’une certaine manière sa journée.
Par certaines personnes, ce jeune adolescent était considéré comme fou par d’autres comme un virtuose de l’imagination; dans tout les cas personnes ne croyait ce qu’il disait lorsqu’il citait ses visions sonores. C’est ainsi qu’il prit l’habitude de prendre toute les réflexions sur les visions de manières ironiques car sans cela il serait allait se pendre un nombre de fois extraordinaire. Mais la volonté qui le laissait en vie était bien plus forte que n’importe qu’elle insulte ou remarque. C’est aussi ces réflexions qui le poussait à faire un minimum de sport ou une activité qui le calmait quelque soit le moment car même les visions sonores du soleil bien que sublime ne pouvaient l’apaiser.
ONCE UPON A TIME Histoire: Son enfance ? Il y en a eu une ? Oui, on peut dire qu'il y en a une. Enfin, pas comme celle de tout les autres gamins qui furent ces camarades de classe. Déjà, à part ces parents, le mot famille ne signifiait rien pour lui. Quand les autres enfants allaient voir leurs grands-parents, lui, restaient avec ses parents ou seul. Oui réellement, il n'avait pas la même vision de la chose que ces copains ! Les vacances pour lui ne disait rien d'autre que ennuie, ou routine. Enfin rien de palpitant. Ses parents ne faisait pas très attention dans la vie globale. Dans le sens où, sans arrêt il voyageaient, avec lui, de maison en maison, d'année en année, il ne retrouvait quasiment jamais une personne de l'année précédente. Et pas question de prendre un professeur particulier. S'ils bougeaient autant, ce n'était que pour les sous apparemment. Ils ne voulaient pas dépenser grand chose. Dieu sait pour quelle raison. D'ailleurs, Dieu n'est plus le seul à le savoir, enfin, certains ont des grand doutes maintenant. Comme il ne pouvait toujours rester avec les mêmes personnes, très peu sont celles avec qui il a encore contact, sauf peut être dans son dernier établissement. Mais il a aussi eu la gentillesse de bien vouloir apprendre une chose très importante dans la vie. Bien plus dans la sienne, peut être primordiale, la facilité d'adaptation. Il pouvait et peut toujours d'ailleurs, passer en trois jours d'un milieu bourgeois à un milieu de débauche sans trop le faire sourciller et que cela se voit.
Bien qu'ils fassent subir à leurs jeune fils les innombrables déménagement sans aucun remord, ils ne pouvaient s'empêcher de le protéger de tout. Heureusement cela ne se passait que lorsqu'ils étaient près de lui. Il n'est pas un enfant à papa ou maman qui n'a jamais rien vu de la vue. À cette âge il ne savait pas grand chose de plus qu'un enfant normal, ils allaient tous à la même école, avaient tous les mêmes problèmes. Rien ne diffère à cette époque qu'est l'enfance, ou peu de chose en tout cas pour lui. Mais l'avantage qu'il a, c'est simplement d'avoir vu les soucis de différentes régions. Même de différents pays, bien qu'il soit peu éloignés, et dans un établissement toujours japonais, il avait pu remarquer que tout était toujours pareil. Tout.
Jamais ses parents étaient vraiment en forme. Toujours un peu fatigués, beaucoup de personnes dans leur entourage se posaient des questions. Leur fils, pas vraiment, pour lui c'était normal, et puis devant lui, ils faisaient du mieux qu'ils pouvaient. Mais, là où le fils découvrit quelque chose de bizarre c'est lors du peu de fois où il se réveillait la nuit. Malheureusement il l'avait découvert. Jamais il n'en avait parlé à ses parents, il en avait trop peur, c'est compréhensible. D'une part de la découverte, mais surtout d'une autre part de la réaction de ses géniteurs. Quelque chose le dérangeait. Il savait pas pourquoi, mais il sentait que la chose n'était pas que dû par un facteur extérieur. Plus il avança dans son âge, plus il se taisais, mais il ne pouvait se résoudre de ne pas essayer de comprendre. Du coup, alors que ses parents criaient parfois comme s'ils agonisaient, lui allait regarder comme il le pouvait. Les premières fois il vit que cela ne serait pas possible. Par la suite il essaya de trouver d'autre moyen pour voir ce qui se passait. Jamais il ne savait quand cela se produirait, mais à la fin, il se réveillait dès le début des cris. Alors que les passages qu'il appelait de crise s'espaçait de plus en plus. Alors qu'il n'en avait plus entendu une depuis bien longtemps, ses parents décidèrent de déménager. Une dernière fois d'après eux. Pour une fois il l’espérait. Une fois dans la nouvelle maison, une seule crise advint. Elle fut fatal. Au matin, les parents ne répondaient pas aux appels de leur fils. Il était là, dans la maison, cherchant son père et sa mère. Il les avaient entendus, depuis bien longtemps il avait abandonné l'idée de les voir. Pas même il c'était levé cette nuit alors qu'il les avait entendus. Pourtant ce matin, il ne laissa rien au hasard. Dans un premier temps, il avait juste fait le tour des pièces, parfois ils pouvaient dormir un peu n'importe où. Là, rien. Absolument rien. Simplement le son des cris qui lui revenait. Le son de sa voix. Et le silence. Trop de silence. Une seule pièce restait non fouillé de bout en bout. Le bureau. L'antichambre de la vie privée de ses parents. Jamais il n'avait osé y rentrer sans leur accord préalable, donné dans le quart d'heure précédent. Il commença à l''ouvrir, doucement. Comme s'il ne voulait pas troubler le sommeil des morts. Il ne put terminer son action. Sa peur était trop présente, elle lui disait de ne rien faire. Ils étaient juste partis un peu plus tôt ce matin. Il laissa la sa triste exploration, il partit en cours, presque normal. Ce fut une des journées des plus affreuses. Ses tympans raisonnaient des cris. Sans jamais cessé. Rien ne pouvait les faire fuir, même le bruit monstrueux de tout les enfants sortant. Il avait la tête ailleurs. Elle se finit.
Les pieds traînant, un poids sur son cœur, les cris dans sa tête, il retourna chez lui. Une fois encore, il appela ses parents. L’espérance était encore un peu là alors qu'il recommençait sa recherche. La première pièce ouverte, elle s'en alla. Il le savait. Ils étaient là bas. Dans leur pièce. Il devait y aller, les cris le lui disaient. De toute manière, s'il ne faisait rien ils allaient obligatoirement rester. Les larmes aux yeux, il se retrouva devant la porte, celle qu'il avait commençait à ouvrir ce matin sans pouvoir terminer son geste. Il ne voulait pas les trouver juste derrière, il aurait préféré qu'il soit parti, se cacher ou alors loin. Pourtant, pour une raison inconnue, il espérait en vain, il le sentait. Elles commencèrent à couler alors qu'il avait seulement la main sur la poignée. Il ouvrit, doucement, non pas pour garder le suspens, mais il ne pourrait pas voir d'un seul coup leurs corps ou admettre leurs disparitions. La seconde possibilités n'était plus envisageable au tiers de l'ouverture. Un membre était là, un peu de sang sur lui. Rien qui ne puisse faire hausser les cœurs tant que ce n'est personne pour nous. Sans sourciller, il continua l'ouverture. Peut être était-ce une erreur, mais en tant qu'enfant, il était parfois trop curieux, trop apeuré et peut être aussi trop fier. Il ne pouvait laisser quelqu'un d'autre ouvrir cette porte.
Encore un peu d'effort, rien ne bloquer la porte, mais elle n'en restait pas moins dur à ouvrir. On aurait dit qu'il se concentrer pour ce geste simple. Il ne savait que trop bien ce qu'il y allait avoir derrière. À la moitié, leurs mains, les quatre, ongles cassés, mains pleine de sang. Pas une seule parcelle de peau de celles-ci était directement visible. Il les devinait sous le sang. Des tâches rouges se trouvaient juste en dessous. Les voix augmentèrent. Alors que son geste continuait, ses yeux restaient sur les mains. Impossible de les détourner. Obnubilé par le sang. Sans tarder, il vit le torse, lui aussi ensanglanté. Peut être ce matin auraient-ils étaient encore sanguinolent. Peu importait, il réajustait sa vue, pour, enfin, découvrir leurs visages. Mutilés. Il ne pouvait plus reconnaître ses parents. Il restait quelques mèches éparses. Sur leurs visages, encore les yeux, de la chair, des lambeaux de peau. Les cris devinrent insupportable. Il s'en alla vers le téléphone de la maison. Encore sous le choc, il ne pouvait pas se précipiter. Ses yeux étaient remplis de larmes mais aucune ne pouvaient s'échapper. Ses mots étaient fluides, une diction habituel alors qu'il parlait. Comme s'il ne ressentait plus rien. Mais oh combien, en lui, les choses avaient bougées. Il ne verrait plus rien de la même manière. La police allait arriver, enfin, pour découvrir les corps et l'enfant.
Une fois les forces de l'ordre arrivés, le lieu de carnage fermé, l'enfant fut pris sous l'aile de la police au début. Dans un premier temps, il fallait vérifier quelques détails. Avoir un appel aussi calme d'un enfant qui vient de découvrir ses parents morts n'est pas des plus normal. Le découvrir en train de contempler les cadavres en sourcillant juste pour l'arrivé d'intrus non plus. Le voir fouiller un corps pour ressortir un instrument, simple, petit, un peu vieux. Non, ce n'est réellement pas normal. Dans un premier temps, comme on ne pouvait pas reconnaître les corps, un analyse ADN est obligatoire. Bien que la théorie du meurtre soit peu présente, les personnes ne laissèrent rien aux hasard et préférèrent récupérer l'ADN de l'enfant. Heureusement, par un miracle quelconque, les parents du malheureux avaient déjà du faire des prélèvements avec ce genre d'analyse. L'identification des cadavres ne prit donc pas beaucoup de temps. En revanche, une surprise attendait tout le monde tranquillement, sur l'enfant.
Être sûr qu'il venait de cette famille n'était pas la chose la plus aisée. Du moins par les tests fait sur les différents corps. En effet, les différents génomes ne se retrouvaient en aucun cas chez l'enfant. Seule explication plausible, l'adoption. Pourtant, aucune demande n'avait été faite à l'époque où ils auraient du le faire. Dans ce cas là, il se pouvait que se fut simplement une adoption de force, le style d'adoption où une personne met l'enfant dans les bras des nouveaux parents et s'en va. Pas le choix, sauf s'ils sont sans pitiés et laissent mourir l'innocent. Mais comme la plupart des gens, ses parents gardèrent cet enfant. Normalement, jamais l'enfant ne le sait, sauf dans de tel drame. Mais cette hypothèse n'était pas totalement la vérité. Il manquait un petit quelque chose. Rien peut être, mais ce rien se présenta tout de même. Alors que le jeune survivant était en consultation auprès d'un médecin pour le choc psychologique qu'il avait pu avoir à la vue de ses parents dans cet état, une entreprise était passé pour revendiquer les corps. Fort heureusement, les forces judiciaires refusèrent à la première demande. Puis, alors que, cette fois, l'enfant était près de ses parents, l'entreprise se justifia et pu venir inspecté les corps. Pour le rescapé, ces gens étaient seulement d'autres spécialistes. On lui avait présenté ainsi. Il ne doit pas être aisé de dire à une personne dans cet état que ce sont les propriétaires de ses parents.
Le mot propriétaires, bien que cela soit étonnant, est le bon terme. L'enfant le sut qu'après quelques événements. Mais ses parents n'étaient, finalement, que des expériences. Ratées ou non, personne de son entourage ne le sut, ni lui même. Peut être était-ce une de ses frustrations principales. Toujours est-il qu'il s'acharna pour récupérer le corps de ses parents, sans même se préoccuper à quoi il pouvait s'attaquer. Ils avaient trop d'importance pour lui, ceux qui l'avaient protéger pendant tant d'années. Ceux qui lui avait fait découvrir tant de choses de la vie, tant de paysages. Les seuls qui étaient immuables jusque là. Il ne pouvait se permettre de les laisser là. Il avait beau avoir un souvenir d'eux, les laisser, là, aux mains d'inconnus à sa personne, il en était impossible. Bien que le temps d'attente pour avoir finalement raison fut long, jamais il ne flanchait. Chose étrange, les gens à qui il s'attaquait s'intéressait de plus en plus à lui. Surtout lorsqu'ils eurent connaissance du fait que l'enfant était envahi par des cris, et ce de manière de plus en plus régulière et intensive. Peut être était-il lui même une expérience. Pour l'instant il ne le savait pas, peut être cette information viendrait elle un jour à son oreille. Mais il n'était pas pressé.
Enfin les corps lui avaient été donné. Il les reposa dans la maison qu'il habitait jusque là avec eux. Depuis qu'il les avait retrouvés il était hébergé dans un bâtiment de la fonction publique. Tout le long de l'investigation il fallait mieux qu'il ne rentre plus dans la maison. Puis de toute manière, lui même ne voulait pas tellement y retourner. Trop de souvenir, les voies y étaient peut être plus présente. Il ne voulait pas savoir ce qu'il en était. Déjà qu'il avait du mal à les supporter en ce moment, alors l'idée même de faire des test avec elles ne l'enchantait pas. Alors que l'incident, d'un point de vue judiciaire, était réglé, le fils demanda s'il pouvait brûlait doucement et sûrement sa fût maison. Trop de chose là dedans appartenait au passé. Les corps y étaient encore alors que la première bouffé de flammes naissait. Il le savait, personne ne lui fit remarquer.
Il avait pris le peu d'affaires qui lui était indispensable pour survivre et s'en alla dans un pensionnat. La joie qui y régnait à l'intérieur était étrange. Alors que l'on s'attendait plutôt à quelque chose de moins criant, joyeux. En effet, ce lieu était plutôt considéré comme le repaire de tout les nouveaux orphelins. Et pourtant, pas une seule journée se passait sans qu'il y ait de grand éclat de joie, même de la part des nouveaux venus. Il n'y manqua pas, dès le premier jour il souriait, du moins tant que les cris n'était pas là. À chaque fois que le son des voix de ses parents revenait à lui, tout plaisir s'en allait. Il voulait devenir sourd, ne plus jamais pouvoir entendre ces choses ignobles. En plus, maintenant il savait pourquoi ils avaient tant crié ce soir là. Il comprenait les cris, il les ressentait. Il prenait peur. Chaque son un peu trop proche de ceux-là lui faisait peur. Il était en alerte directement, il perdait tout le plaisir qu'il avait pu avoir jusque-là, même en plein jeu. Les gens autour de lui avaient beau essayer de calmer les crises, de les espacer, de les faire maîtriser, rien ne faisait. Elles étaient là, toujours plus présente. Maintenant, la nuit, alors qu'elles venaient, il voyait ses parents se torturer, se mutiler, s'arracher la peau. Pourtant, à chaque réveil, rien ne pouvait laisser paraître un tel malaise. Il ne voulait plus que l'on s'occupe de lui pour ça. Les premières personnes à s'être intéressés à lui pour ça lui avait fait trop peur. Les propriétaires de ses parents.
Alors que les mois passait, il avait continué sa vie normale, école la journée, pensionnat le soir et les fins de semaines. Les crises restaient, en pleine journée, elles étaient maintenant quasiment prévisible. Il savait à peu près quand il allait devoir les subir. Il faisait toujours en sorte d'être tranquille à ce moment. Lorsqu'il était en cours durant ces moments là, les professeurs le voyaient, ils ne l’embêtaient pas. Il n'avait dit à personne le réel problème, ils savaient simplement qu'il avait un problème, très désagréable. Une année scolaire passa, du moins se termina. C'était la première fois qu'il allait retourner dans le même établissement. Un grand changement dans sa vie. Pour la première fois aussi, un ami l'invita passer quelques jours chez lui durant les vacances. Ayant le droit de sortir comme il était un élément calme, il se faisait un plaisir d'aller chez son ami le plus souvent possible. Enfin il voyait autre chose que le pensionnat et ses feu parents. Jamais elles ne s'étaient calmées, jamais elles ne le feraient. Alors qu'il était chez son ami, elles devenaient même de plus en plus fréquente. La rapidité d'évolution étonna le jeune homme. Maintenant, deux fois par jour était incroyable, et ce, sans compter celles de la nuit.
À la fin des vacances, un changement arriva. Il n'aurait plus besoin de retourner au pensionnat la prochaine qu'il ira chez son ami. Le pensionnat autorisait et même poussait les familles à prendre des enfants sous leurs ailes. Bien que l'ambiance y était aussi conviviale que possible, il n'en restait pas moins qu'ils y étaient bien plus nombreux qu'une famille. En même temps, retrouver une vie normal est peut être le seul moyen pour faire oublier le drame à ces enfants, du moins le faire passer le mieux possible. Dans ce pensionnat peu d'enfants restaient plus de deux ans, ou alors, ils y restaient jusqu'aux bout de leurs études. Sans très grande tristesse, l'enfant s'en alla, il dit en revoir à ses compagnons, mais d'un autre côté, tous savaient qu'ils allaient se revoir à la rentré et tout les jours de cours. À quoi bon pleurer.
La seule raison pour laquelle il pouvait maintenant pleurer, était l'intensité, trop insupportable des cris. Malheureusement pour lui, elles étaient là, encore et toujours, peu à peu il s'y habituait, mais à chaque fois, lorsqu'un niveau supplémentaire passait, il le sentait. Pendant une semaine ou deux durant il pouvait pleurer tout les jours, jusqu'au moment où, enfin, il s'était habitué à la nouvelle intensité. Tout se passait par palier, alors et heureusement pour lui, l'intensité et la fréquence n'augmentait pas en même temps. Il avait généralement le temps de s'habituait au nouveau stade avant de subir des crises plus souvent. Finalement il le voyait comme un avantage. Mais lors d'un passage, il remarqua, pour la première quelque chose de troublant. Les cris, alors que la crise de grande intensité était passé depuis une heures ou deux, restaient dans sa tête. Rien n'y faisait. Parler, écouter de la musique, en jouer, penser à autre chose, essayer de les entendre mieux. Non, absolument rien ne permettait de faire changer le disque. De plus, alors que les autres crises, à part les nocturnes, ne lui faisaient plus remonter d'images sanglantes, le flot continu lui, le faisait. Pourtant, chose étonnante, les images n'était pas vraiment vues. Elles étaient entre l'audition et la vision. Les cris lui faisait penser aux corps, mais les corps ne pouvaient pas être représenté que par ses bruits. Il fallait qu'il y repense. Pourtant, il pensait voir encore ses parents se griffer. Il ne savait pas vraiment s'il avait un problème de vue ou non. Depuis longtemps il ne se posait plus la question pour les cris.
Mais ce problème s'en alla de lui même. Rien ne de spécial n'avait été fait. Comme un miracle, il pouvait revoir les images des objets auxquels il pensait. Même les corps, malheureusement. Mais il ne les voyait plus lors de ses crises, du moins s'il faisait attention à ne pas y penser. Comme les cris restaient, il avait pris l'habitude de les ignorer, et il en était de même pour les crises, plus le temps passait, plus elles se faisaient ignorer. Peut être était ce simplement dû au fait que les cris continus se rapprochaient de plus en plus de l'intensité des crises. Même si celles-ci augmentaient encore un peu de temps en temps. Heureusement pour lui, il pouvait sans soucis différencier et oublier les cris pour entendre tout ce qui disait autour. Peut être qu'un jour il ne pourrait plus. Il l'espérait pas. Ses oreilles était essentielles pour lui, il avait toujours aimer entendre ses parents jouaient de l'harmonica, après c'est lui qui en faisait. Il était apaiser à ces sons quelque soit les soucis. D'ailleurs les voix se calmaient alors qu'il jouait doucement de l'instrument. Pas une fois elles vinrent interrompre une mélodie.
Jamais, au grand jamais la mélodie ne fut interrompue. Alors qu'il jouait tranquillement dans un arbre, avec son public habituel constitué des feuilles et des branches, il n'émettait plus aucun son. Enfin, plutôt il n'entendait rien. Par un phénomène inconnu, il savait que le son était là, qu'il existait dans l'air. Mais il ne pouvait plus l'entendre. Les cris étaient là, inconscient de la musique, sans aucune modulation, plus de repos. Cette mélodie n'avait jamais pris naissance pour ses oreilles. Celle qui avait commençait à sa place n'avait jamais réellement fini non plus. Elle prit de plus en plus d'ampleur dans sa vie. Puis, après des moi d'ascendance, elle comprit qu'elle ne pourrait tout le temps être là. Alors, comme lorsqu'elle était venue, elle reparti. Les cris se calmaient, les crises n'existaient plus, à son apogée ce qu'il appelait crise avant était normal. D'ailleurs à ce moment là, il n'arrivait plus à distinguait le bruit normal et les cris. Alors qu'il se sentait enfin soulager de ne plus subir constamment les choses ignobles dans sa tête. Au début, sans remarquer que cela emportait quasiment tout. Puis, alors qu'on lui parlait, durant les cours, il devait faire de plus en plus attention à ce que l'on lui disait. Mais ils étaient encore là quand il le faisait. Ça devenait insupportable.
Alors qu'il se faisait un petit temps de pause, au coin de son arbre. Il décida, une dernière fois, de jouer de son harmonica. Commençant doucement, car jouait normalement ne servait plus à rien, il entendit, bien distinctement, le son clair et pur de l'instrument. Sur le coup, pas une bavure, pas un seul bruit à côté. Seul, le son naissait, il mourrait, puis le bruit constant reprenait. Il ne put entendre que son harmonica durant un laps de temps assez court, vint, après des efforts, les bruits. Mais jamais les voix ne revenaient. Elles restaient coincées avec les cris. Même les chants. Seuls les instruments parvenaient à son oreille. Il se mit donc à lire sur les lèvres. Mais, son entraînement suffisait pas. Finalement, alors qu'il entendait encore un tout petit les voix normales, il décida d'en parler, enfin. Ses nouveaux parents adoptifs lui firent comprendre que cela avait été remarqué depuis un bout de temps. Ils purent donc, enfin, le présenter à un professionnel pour que celui-ci voit ce qu'il pourrait faire. En vu de la dégradation, il prit la décision de lui apprendre, dans un premier temps, à lire sur les lèvres.
Il pensait, malgré tout, qu'il pouvait trouver une solution à cette nouvelle surdité. Elle était tellement étrange, que peut être, pour une fois, on pourrait amener la guérison. De manière totalement alambiqué, par des opérations et technologies peu utilisées. Mais rien n'était sûr, il allait peut être devoir, encore une fois, devenir une simple expérience humaine. Il ne savait pas vraiment s'il voulait le faire. S'il pouvait le faire, rien qu'en la mémoire de ses parents. Il ne savait s'ils avaient été désigné ou bien ils s'étaient proposés. Ils avaient peut être simplement subis, sans jamais rien demander, en suppliant que l'on arrête tout ça sur eux. Réellement, il était perdu entre le plaisir de retrouver son audition et la mémoire de ses parents. Leur honneur. À ce moment il ne pensait pas vraiment à autre chose que d'essayer comprendre les gens. Les sons se faisait de plus en plus lointain. Ses yeux lui permettaient enfin de comprendre les gens. Il avait énormément de progrès avec cette personne. Il y mettait du sien, il ne voulait pas se retrouver exclus pour une chose aussi bête.
Il n'avait plus grand chose à apprendre de son mentor. Il arrivait à parler dans la plupart des conditions. Alors que les leçons allaient se terminer, il ne s'entendait plus. Qu'il pense ou qu'il parle, pour lui c'était la même chose. Encore une nouvelle chose à apprendre à distinguer. Étrangement, il arrivait encore à entendre un peu les autres, mais sa voix n'était plus accessible. Cela le perturbait pas plus que ça finalement, juste que de temps en temps, il pensait avoir dit quelque chose, alors qu'il ne l'avait juste pensé. Pour cela, il allait encore faire des séances chez le professionnel. À ce stade là, il n'a jamais su si c'était vraiment efficace, peut être fallait il juste un peu d'entraînement. Rien n'était sûr. De toute manière ses parents l'obligeaient un peu à y aller. Il ne voulait que son bien, du coup, il préférait toujours mettre le plus de chance de leur côtés. Il les comprenait, bien que parfois, il pensait que c'était un peu exagéré. Pour eux rien n'était trop pour leurs fils.
Alors que son oreille se détériorait, encore, son équilibre ne changea pas. Voulant savoir si cela était dû au fait qu'il l'avait toujours fait depuis sa jeunesse, il commença le roller. Et ce avec son frère. Les deux deux s'amusaient de plus en plus. À leur début, il en faisait, comme tout les jeunes, devant leur maison, sur les trottoirs, les grandes allés plates. Ils prenaient de plus en plus de vitesse, sans vraiment s'en rendre compte, ils passaient des simples descentes en face de chez eux à des ballades dans la ville. Et là, les descentes n'étaient pas du même ordre. Déjà elles étaient plus pentues, mais en plus, le monde était plus présent, un peu plus dangereux, et pourtant, leur vitesse n'en souffrait pas. Ils trouvaient même ça de plus en plus marrant. Puis vint le moment ou la route n'était plus un terrain de jeux assez grand. Les enfants, souvent un peu trop énergique, descendait déjà n'importe comment les escaliers chez eux, mais là, les rollers sur les pieds, il n'avait qu'une seule envie. Pour éviter de se faire mal, ils s’entraînèrent sur des barres installées par leur bon soin. Sans compter le nombre de fois où ils sont tombés, ils ne lâchaient rien. Ils allaient y arriver. Ce n'était pas tellement une question. Comme, parfois, ils en avaient marre de rencontrer le bitume avec leurs membres, ils allaient se faire un tour en ville.
C'est là où ils ont vu, la première fois, une personne allant bien plus vite qu'eux et en roller. Enfin, ce qu'ils pensaient être des rollers. Pour eux ce n'était pas possible d'aller aussi vite avec ses jambes. D'un côté c'est vrai, mais il ne pensait pas qu'il existe autre chose. Ne sachant que faire par rapport à ça, sur le coup ils ont bien voulu essayer de voir s'ils pouvaient le suivre. Mais au bout de dix mètres, le type était loin devant. Sachant que revenir le chercher ne servirait à rien ils laissèrent ça là où c'était. Sans jamais vraiment oublier le passage, ne cherchant pas la technique, mais si elle se présentait, bien évidemment qu'ils se jetteraient dessus. Après un petit moment d'entraînement sur les lieux désert, ils repartirent en ville. Mais pas que pour des simple ballades. Ils prenaient tout les passages possibles. Dès qu'un escalier s'ouvrait devant eux, ils ne le laissaient pas désert longtemps. Leur but n'était pas de faire les figures les plus belles, allez le plus haut, seulement de passer. Passer efficacement, sans anicroche et en évitant de faire trop peur aux passants. Ils avaient remarqué grâce à ce type que ce n'était réellement pas du tout agréable. Surtout quand on n'entend rien arriver.
Un phénomène étrange pointait à ce moment. Sans rien entendre, rien voir, quand une personne arrivait dans son dos, déjà il pouvait le savoir. Mais en plus, il savait de quelle direction elle arrivait, sa vitesse avec un peu plus d'erreur qu'une personne normal, mais le phénomène était présent. C'est alors qu'il se posa une simple question. Est ce que je suis réellement sourd, ou simplement, j'en avais marre d'entendre tout les cris et je me suis rendu sourd ? Si réellement il n'avait plus d'oreille, normalement, il ne pourrait pas sentir la présence d'une personne, pas à tout les coups, de n'importe qui. Il y avait une chose à laquelle ils n'avaient pas pensé lors de son traitement. Il ne pouvait rien prouvé pour l'instant, rien faire. C'était juste une supposition, seulement un espoir qu'un jour, quelque chose fera que … Mais pour l'instant il allait vivre ainsi. Ce n'est pas un mal non plus, dans ce silence total, il se sentait en sécurité. D'ailleurs, il ne savait si c'était réellement du silence. On peut le juger par rapport aux bruits autour. Mais quand il n'y a rien, comment peut on savoir si c'est réellement le silence.
Alors qu'il sentait que quelqu'un allait arriver dans son dos, encore une fois, mais avec une vitesse supérieur à la normal. Il regarda. Par curiosité. Il vit une personne, passer à ses côtés, sans avoir l'air de trop souffrir, puis de ralentir comme pour s'arrêter, à un détail près, elle tournait. Sans même se poser la question, ni la poser à son frère, il alla là où la personne avait tourné. Alors qu'il posait ses yeux, il compris que les roller n'était qu'un jouet face à ça. Ils étaient tellement beau, apparemment si délicat. Mais cachant une tel puissance. Incomparable. Généralement tellement effilé. Pourtant la largeur devait être la même que ses roller, voir plus. Rien en leur arrivait plus haut que la bordure de la roue. Il est tombé amoureux de ses technologies. Et pourtant il ne connaissait absolument rien d'eux. Il les avait vu. Cela avait suffit. Il les voulait, il les aura. Ses Air-trecks.
Sur le coup, il n'avait pas réellement d'argent pour cela. Il avait fait des achats pour ses rollers. Qu'elle idiotie, en même temps, pour se consoler, il ne pouvait pas prévoir qu'il découvrirait une telle chose. Par contre, à partir de ce moment, les réparations sur ses rollers n'existaient plus. Plus aucun accessoire nouveaux n'allaient les recouvrir. Il ne faisait que penser à cette fameuse boutique avec, à l'intérieur, un objet qu'il convoité tant. Alors qu'auparavant il attendait plutôt que les sous lui tombent dans la main, il allait les chercher. Partout, son frère au début étonné fit la même chose. En même temps qui pourrait résister à l'appel de cette vitesse, de la puissance qu'ils représentaient ? En tout cas, pas les deux frères. Finalement en moins de deux mois, ils eurent tout l'argent nécessaire pour s'acquérir leur nouveaux outils de sensation forte. Sans hésiter, ils les achetèrent. Et ils commencèrent un entraînement, qui finalement fut très dur. De base, ils pensaient ne pas mettre grand temps à gérer les Air trecks étant donné qu'il connaissait très bien les rollers. Mais ils se sont pris une très grande claque lors de leurs premiers essais.
Ils purent recommencer les balades normal après environ deux mois d'entraînement. Enfin, les balades normal restant les esquives entre les gens le plus rapidement possible. Un jeu tout aussi dangereux qu'en roller, mais là les at's répondaient bien plus rapidement. Le moteur aidant, il pouvait, pour une même vitesse, bien plus rapidement avec leurs nouvelles chausses. Par contre, là ou cela se compliquer pour eux, c'est le vagabondage dans les escaliers et autres. Sans se poser de réel question, ils se remirent devant chez eux pour reprendre toutes les bases des sauts d'obstacles. Pas grand chose d'exceptionnel en temps normal en roller, mais là, pour eux, s'était autre chose. Rien que slider un peu était devenu un défit, et ce, toujours après des mois d'entraînement. Réellement ils se prirent une claque. Le plus marquant pour eux restait tout de même le fait de voir, parfois, des personnes rider sur les murs, et ce sans soucis apparent. En eux-même ils rageaient, sans pouvoir réellement faire quelque chose. Mais tant pis.
Alors qu'ils s'amélioraient dans leur maniement des nouveaux moyens de transport, Kun eu quelques surprises. Plus cela allait, plus il se doutait qu'il n'avait pas réellement perdu son ouïe. Elle restait juste inécoutée, non interprétée, par un simple mécanisme du cerveau. Mais il ne voulait pas non plus se retrouvait à faire une batterie de test pour savoir, si oui ou non il avait raison. C'était devenu une évidence. Personne ne peut expliquer cette évidence, mais, elle était là. Il arriverait à se le prouver lui même. Contre toute attente, ce n'est pas lui qui se le prouva. Deux inconnus lui firent faire cette découverte. Alors qu'il était en fin de parcours avec son frère, au travers de ruelles plus ou moins sombres et inhabitées, ils les virent. Les deux sur les Air-treks, sans pitié, luttant pour une raison inconnue des frères. Mais c'était un réel massacre, pas un coup ne faisait pas gicler le sang. Et encore, un coup c'est un grand mot, il ne portait pas réellement leurs coups. Pour les deux jeunes, cela était totalement déconcertant. C'est lors de ce combat que les cris réapparurent. Alors qu'ils n'entendaient pas les deux rivaux, il entendait ses voix, bien à lui, si distincte, si pur, emplies de souffrance. Ses parents se déchirant. Il ne pouvait pas retenir ses larmes. Dans tous ses cris, ils les entendaient, peut être les derniers qu'ils lui avaient prononcés à son oreille. Distinct parmi tout le vacarme. Une seule demande de leur part. Qu'il se libère. De quoi, de qui ? Il ne le savait pas clairement, mais il décida qu'il allait se libérer de sa surdité forcé.
Comme il ne pouvait plus utiliser ses oreilles, elles résonnaient et résonneraient pour toujours des cris, il décida de faire en sorte d' 'entendre' d'une autre manière. Il le devait. Il l'avait déjà fait une fois en apprenant à lire sur les lèvres, il pourrai le faire une seconde fois. À la fin de la lutte, ils rentrèrent chez eux. Ils avaient assisté à tout la bataille, sans en perdre une seule goutte de sang. Rien ne leur avait échappé, rien ne pouvait les quitter. Tout les jours il aurait pu repenser à ces images, revoir le détail de tout les secondes, sans aucun soucis pour sa mémoire. Ils pouvaient les remercier. Ils l'avait fait faire un choix qui allait changer la suite. Il demanda à son professeur qui lui avait appris à lire sur les lèvres quels pouvaient être les autres solutions. Une seule l’intéressait. Il la regarda d'avantage, pris son temps pour choisir si oui ou non il s'autorisait à la faire. Il avait prévenu ses nouveaux, ils avaient l'air de s'en accommoder. De toute manière, ils lui avaient, il serait le seul chef d'une telle opération et d'un tel changement. Après un mois de plus à être obliger de lire sur les lèvres, il donna son accord pour l'opération. Bien évidemment, il fallait pas mal de volonté. Seule, l'opération ne faisait pas tout. Il devrait retravaillait toute sa perception de la vie. Il ne pourrait plus réellement voir comme avant. Les sons, pour lui, ne serait seulement que des courbes de couleur. Étonnant dit comme ça, mais il avait fait son choix. Une technique pour transmettre ce que l'oreille entendait à ses yeux. Changer de direction les neurones de perception du son, se forcer à voir ce qu'il entendait. Il serait obligé de faire tout ça.
Bien évidemment, il n'allait pas garder une vue intacte, il serait aussi influencer dans son analyse des sons par les couleurs extérieurs. Mais les couleurs seront plus ou moins resplendissante selon la beauté des sons. Bien évidemment, là, tout est subjectif. D'un autre côté, bien qu'il ait pu recouvré un temps soit peu de son audition, du moins, qu'il n'est plus obligé de lire sur les lèvres, il ne pourra plus entendre toutes les infimes subtilités. Sauf des sons aux quels il s'habituait, ceux dont il connaissait toutes les nuances. C'est ainsi, que sans même réfléchir, il utilisa son harmonica pour réapprendre toute l'interprétation des sons. La complexité de l'agencement des couleurs ne l'aidait pas. Seul avantage. Lorsqu'il y a avait un bruit de fond, il pouvait généralement le couper, et ce sans soucis. D'ailleurs, généralement même pas il s'en apercevait, il lui fallait faire un effort pour le voir. En revanche, il arrivait très bien à distinguer une conversation dans tout ce bordel auditif. Elle sera couverte de bruit annexe, mais il comprendra, sûrement mieux que la personne à côté de lui, la conversation. Pour son réapprentissage, sans même se poser réellement la question, il choisi l'harmonica, il connaissait tellement les subtilités, il aimait tellement ce son. De base, il ne pouvait pas en être autrement Il dut s'absenter du monde extérieur pendant une semaine, s'habituant peu à peu à ses visions. Leurs couleurs, généralement assez froide dû à l'harmonica le rassurait. Plus la semaine passait, plus on rajoutait des sons différents. Il découvrit peu à peu les sons chauds à l'oreille. Très vite il différencia le bleu de son harmonica, pur, innocent, parfait à celui de tout autre objet. C'était son état zéro auditif.
Alors qu'il réintégrait sa famille, il découvrit que la vie offrait bien plus de son que l'on aurait pu le penser. Au début, il ne pouvait pas tout filtrer, puis, peu à peu, cela devenait un automatisme. La chose qui lui fit le plus d'effet, était en fait le système de localisation. Cela se passait encore un peu au niveau de l'oreille. Mais aussi dans ses yeux, il pouvait maintenant voir des couleurs comme arrivaient par le côtés, il ne pouvait pas l'expliquer. Elles n'arrivaient pas comme on peut voir un scooter arriver sur le côté. C'était peut être plus proche d'une onde qui lui traversait la tête, mais il n'aimait pas cette image. Trop sombre macabre. On ne traverse pas la tête de quelqu'un sans faire de dégâts. C'était étrange, mais il s'en accommoda de toute manière, il n'avait plus le choix. Il reparti vers les cours le plus vite possible. Enfin il pouvait reprendre ses dessins lors des cours, il savait ce que disait le prof malgré son regard tournait. Il pouvait aussi rechanter certaines musiques, repenser au son de son instrument. Il voyait leur douces courbes se dessinait, en arrière plan, mais aussi en se rappelant parfaitement leur son dans sa tête, l'effet qu'il faisait dans son oreille. Il n'avait plus peur d'entendre ce qu'il imaginait comme son. Enfin.
Peu après son retour dans les cours, il repassa sur ses AT's. On ne pouvait pas lui enlever ce loisir. Comme il n'en avait plus fait durant un petit moment, la première fois, il y alla doucement. Il vit alors des courbes très agréables à l'œil sortir de ses instruments, il les considérait comme ça maintenant, tout comme son harmonica. Au contraire de celui-ci, ses chausses émettaient un son chaud, réconfortant, pour ceux qui était dessus. Alors qu'il croisait pas mal de rider autre que son frère au cours des nuits, pas un seul n'avait un son aussi chaud. Pas le son. C'est d'ailleurs lors d'une de ces nuits qu'ils découvrirent, lui et son frère, quelque chose de magnifique. Ils virent une personne, encore une fois, combattre contre une autre. Leur seconde présence lors d'une Part-wars. Ils ne savaient pas ce que c'était, mais l'un était envoûté par la beauté et la grâce des mouvements, l'autre se répugnait de l'utilisation. Bien entendu, celui qui était fasciné resta, le second, horrifié, voulait partir, mais ne pouvait lui aussi, quitter des yeux ce spectacle. Au fond de lui il savait peut être que peu de fois il aurait l'occasion de revoir autant de grâce. Mais peu lui importait, surtout après, il se jura de ne jamais utiliser ses objets si précieux pour essayer de se battre. Kun, lui, ne pensait qu'à la beauté des mouvements, la grâce, l'agilité. Il ne pouvait plus résister. Il allait rejoindre ce monde.
Il commença à comprendre le monde, à voir la différence, le côté ignoble. Mais il ne pouvait pas s'en échapper, il était absorbé par son amour pour la perfection des gestes. Il assista ainsi à différente part-wars, il connaissait maintenant le terme et toute la signification du combat. Il y participa même, voulant lui aussi s'améliorer. Ainsi il alla au rang E, sans réellement s'en rendre compte. Il découvrit ce que l'on appelle communément une road, il rencontrait du monde, autre que son frère. D'ailleurs celui-ci ne cautionnait pas que Kun aille faire son tour dans le nightmare, mais il n'en disait rien. Comme il faisait parti d'une team, il connu plus de monde encore qu'il ne l'aurait pensé. Il fit des choses plus importantes. Il découvrit une partie de la liberté. Mais, lors d'une guerre, puisque s'en était réellement une, il vit aussi la puissance des gens de ce monde, sa faiblesse. Il avait beau adoré la grâce et la perfection, il ne pouvait pas aller aussi loin dans le massacre, le sang, la haine, mais encore le dépassement de soit-même, pour lutter contre ses anciens amis. Il arrêta donc de visiter le nightmare. Il s'en alla, heureux d'y être allait, de tout ce qu'il avait connu, tout ce qu'il avait appris. Il était maintenant bien plus fort que son frère dans toutes les esquives, les figures et autres. Mais jamais il ne maîtriserait une road comme ses amis. Jamais il ne connaîtrait la sensation de joie que procure une fusion parfaite avec ses AT's lors d'un trick, une cohabitation étonnante avec son élément, sa road. Il en avait aperçu un jour un morceau, mais cela ne suffisait pas pour le retenir dans son monde du nightmare.
En espérant tout de même revoir tout ses amis, il revint au monde des civils, il allait, sans honte, jouer des jambes entre les piétons. Parfois, il espérait rencontrer ses anciens alliés ses anciens ennemis. Tout ceux qui lui avait permis d'être enfin complet. Tout ceux qui ne l'avait pas jugé sur ses problèmes d'audition, qui lui avait permis de voir autre chose dans son problème. Une gloire sans nom. De temps en temps encore, il refaisait un trick, juste pour cette sensation que son handicap était juste un bonheur. Voir danser toutes ces ondes autour de lui, l'harmonica sur les lèvres. Une harmonie parfaite.
Il était maintenant un adolescent de quinze années, comme les autres, qui cherche des sensations. Dans ses seules drogues il se laissait aller, la musique et les rides.
INFOS PERSOS :
Comment avez-vous connus le forum? Connaissez-vous quelqu'un d'ici?
Bon, pour l'instant je n'ai pas refait le physique ni le mental, mais ça arrivera, peut être, un jour. Aussi, si vous voulez que je sépare en plusieurs post pas de soucis !!! et pis je crois que c'est tout A SI !!! je referais une présentation avec une mise en forme correct un de ces jours je pense !!!!
Dernière édition par Kun le Dim 18 Mar - 14:33, édité 4 fois |
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